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Votre vie numérique : êtes-vous bien protégé?

Stratégies | février 2016

La technologie numérique fait désormais partie intégrante de la vie quotidienne. À preuve, on l’utilise autant pour gérer nos affaires bancaires que pour effectuer des achats dans nos commerces en ligne favoris. De ce virage virtuel naît un impératif bien réel : la gestion, et notamment la protection, de votre identité et patrimoine numériques.

Protéger son identité

Personne n’est à l’abri des pirates informatiques ces temps-ci. Il suffit de penser au géant des médias Sony ou à l’agence relativement peu connue Ashley Madison. S’il n’y a pas de méthode à toute épreuve, il existe tout de même quelques précautions que vous pouvez prendre pour protéger votre identité et vos finances. 1. Rencontrez votre planificateur financier à l’occasion. Si la plupart des échanges que vous avez avec votre planificateur financier se font par téléphone ou par courriel, parce que c’est tout simplement plus pratique ou que vous êtes loin l’un de l’autre, prenez le temps de le rencontrer en personne de temps à autre. 2. Informez votre planificateur financier en cas de changement important. Vous vous mariez ou vous changez d’emploi? N’oubliez pas d’annoncer la bonne nouvelle à votre planificateur financier. En effet, plus il en saura à votre sujet, mieux il sera capable de déterminer que c’est bien vous qui communiquez avec lui. 3. Prudence avec les courriels! Comme les pirates ont moins de difficulté qu’avant pour accéder aux comptes de courriel, vérifiez régulièrement les courriels contenus dans votre dossier « Envoyés » et soyez vigilant si vous voyez un message que vous n’avez pas envoyé. Il est également recommandé de changer souvent de mot de passe et de désactiver l’ouverture automatique de session sur votre ordinateur. Si vous avez ne serait-ce qu’une vague impression d’avoir été ciblé par des pirates informatiques, appelez votre planificateur financier immédiatement et dites-lui de ne pas suivre les instructions provenant de l’adresse de courriel possiblement usurpée. 4. Vérifiez vos relevés financiers chaque mois. Que ce soit parce que les marchés traversent une période d’instabilité ou parce qu’on revient de voyage et qu’une énorme pile de courrier nous attend, c’est normal de ne pas toujours avoir envie de vérifier chacun de ses relevés. Faites un petit effort au cas où des opérations ou des retraits non autorisés auraient été faits dans votre compte. Si quelque chose vous semble louche, informez-en immédiatement votre banque et votre planificateur financier.

La protection du patrimoine numérique

Lorsque vous pensez à ce que vous devez inclure dans votre plan successoral, la maison, les comptes bancaires, l’assurance vie et les biens matériels vous viennent sans doute immédiatement à l’esprit. Or, grâce aux avancées de la technologie, les gens investissent plus de temps et d’argent que jamais sur le Web. Si vous avez accumulé un important patrimoine numérique, pensez à l’inclure dans votre plan successoral. Beaucoup de gens négligent d’inclure leurs biens numériques et courent donc le risque de ne pas voir leurs volontés respectées en cas de décès ou d’incapacité. Ils acquièrent des biens numériques dont ils doivent aussi tenir compte s’ils veulent que leur plan successoral soit complet.

Qu’est-ce qu’un bien numérique?

Les biens numériques peuvent prendre diverses formes : photos, fichiers musicaux, profils de réseaux sociaux, publications (pensons, par exemple, à des billets de blogue), séquences vidéo et abonnements en ligne. Vous devriez faire la liste de tous vos comptes en ligne, mots de passe, questions de sécurité et réponses. Dites à votre liquidateur où se trouve cette liste afin qu’il puisse, au besoin, accéder à votre ordinateur, vos appareils mobiles, vos clés USB et les sites Web auprès desquels vous avez un compte. Cette liste doit notamment inclure ce qui suit :

  • comptes de médias sociaux (Facebook, Twitter, LinkedIn, etc.);
  • comptes de banque, de courtage, de retraite, de carte de crédit, d’emprunt et d’assurance accessibles en ligne (Questrade et Tangerine, par exemple);
  • comptes de courriel;
  • comptes et applications d’achats en ligne ou de marchés virtuels (Amazon et iTunes, par exemple);
  • blogues, blogues vidéo et sites Web qui vous appartiennent;
  • comptes de sites de partage de photos ou de vidéos (Flickr et YouTube, par exemple);
  • comptes de sites à abonnement mensuel (Netflix et Spotify, par exemple);
  • comptes PayPal et autres comptes de paiement en ligne;
  • factures que vous réglez en ligne;
  • comptes en ligne de programmes de fidélisation ou de stockage de données (primes pour grands voyageurs et Google Docs, par exemple);

La transmission de ces biens peut poser problème puisque le droit canadien qui régit les biens numériques n’est pas uniforme et les normes sont, pour la plupart, inadéquates. Par ailleurs, la capacité du liquidateur de récupérer vos biens numériques dépend des conditions d’utilisation du service, qui varient d’un site et d’une entreprise à l’autre. Dans ces circonstances, mieux vaut coucher sur papier tout souhait que vous pourriez avoir en ce qui concerne l’administration, la destruction, la vente, la publication ou la transmission de vos biens numériques. Plus la valeur personnelle et financière de vos biens numériques augmente, plus il devient essentiel de voir à la bonne gestion de ce patrimoine. Vous aiderez ainsi votre liquidateur à déterminer quels sont vos biens numériques et où ils se trouvent, ce qui facilitera l’intégration de vos volontés dans votre plan successoral. Vous ne savez comment inclure vos biens numériques dans votre plan successoral? Nous pouvons vous aider.

Marcy Ages et Matthew Sears, Conseillers T.E.

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