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Refaire des études supérieures un investissement avantageux

Face à la montée du chômage et du sous-emploi chez les jeunes, comment mettre tous les avantages du côté de votre enfant sur un marché de l’emploi de plus en plus incertain? En général, la solution est de l’aider à faire des études plus poussées, ce qui peut représenter un coût plus élevé pour vous.

À une certaine époque, la voie à suivre était claire. Il suffisait de travailler fort à l’école, puis d’aller à l’université et de décrocher son diplôme pour obtenir un emploi bien rémunéré. La génération du baby-boom a suivi avec succès cette recette, qui est hélas beaucoup moins efficace pour ses enfants aujourd’hui. Les statistiques indiquent que les diplômés du postsecondaire affichent toujours un taux d’emploi et des revenus moyens supérieurs à ceux des personnes ayant uniquement un diplôme du secondaire, mais ceci s’explique en partie par la dégradation permanente des perspectives d’emploi et de revenus des diplômés du secondaire.

Le baccalauréat actuel est devenu pour beaucoup d’employeurs le niveau d’études le plus élémentaire, à l’instar de ce qu’était hier encore le diplôme d’études secondaires. Dans une conjoncture où de plus en plus de diplômés universitaires ont du mal à passer d’un travail de barman ou de serveuse à un emploi stable, qui met toutes leurs compétences à contribution, il apparaît de plus en plus clairement que les jeunes ont besoin d’un atout supplémentaire pour s’en sortir – peut-être un diplôme d’études de deuxième ou troisième cycle, un stage international, une formation en milieu de travail ou des études menant directement à une profession. Or, tous ces atouts ont évidemment un coût, qui vient alourdir la facture déjà élevée des études supérieures.

Commencez le plus tôt possible
Comme pour tout objectif à long terme, pour planifier des études supérieures, l’essentiel est de commencer très tôt. Demandez-vous quels avantages vous souhaitez donner à votre enfant, et établissez ensuite ce que cela signifiera concrètement pour votre famille. Certaines familles choisissent de faire très tôt des sacrifices pour inscrire leur enfant dans une école privée, afin que celui-ci puisse tirer parti de l’enseignement dispensé dans ces établissements d’élite et des relations que l’on s’y fait. Cependant, les coûts sont élevés et les frais de scolarité sont de 20 000 $ à 30 000 $ par année pour les élèves externes, sans compter les dépenses supplémentaires liées aux excursions et aux voyages scolaires.

D’autres familles préfèrent inscrire leur enfant à l’école publique locale et étoffer le curriculum vitae de celui-ci à grand renfort de séjours à l’étranger qui lui permettent de peaufiner ses connaissances ou d’accumuler des crédits d’études secondaires – en étudiant la biologie marine dans les îles Galápagos ou l’histoire de la Grèce Antique au pied du Parthénon. En général, pour chaque expérience de ce type, la facture va de 2 000 $ à 
8 000 $, selon la destination choisie et la durée 
du séjour.

Cherchez à décrocher une bourse d’études
Il est également utile de commencer dès que possible à recenser les bourses d’études susceptibles de couvrir les frais de scolarité de votre enfant, en tout ou en partie. Beaucoup de bourses sont attribuées au mérite seulement, ce qui signifie que les ressources financières dont dispose une famille n’ont aucune incidence sur l’admissibilité de l’enfant. D’excellentes notes, l’engagement communautaire, les talents particuliers, les récompen-
ses et les lettres de recommandation sont autant de facteurs qui sont pris en compte dans l’attribution d’une bourse d’études. Avant même que votre enfant entre à l’école secondaire, il est judicieux de savoir quelle bourse demander et de commencer à constituer un dossier de candidature solide. La plupart des établissements postsecondaires offrent des bourses d’admission, et vous pouvez également obtenir une aide financière auprès d’organisations religieuses et communautaires, de syndicats et d’associations professionnelles, ainsi que d’entreprises et de fondations. 
Des sites Web comme scholarshipscanada.com, boursetudes.com et scholarships-bourses.gc.ca (pour les bourses internationales) vous aideront à vous orienter dans l’univers des bourses d’études et vous donneront des conseils pour obtenir une bourse.

Attendez-vous à une lourde facture
Nonobstant les bourses d’études, une formation postsecondaire coûte cher et les familles n’ont pas toujours les fonds nécessaires pour payer la facture. Les frais de scolarité augmentent plus vite que l’inflation et, comme tous les gouvernements cherchent à équilibrer leur budget, cette hausse va probablement se poursuivre. Compte tenu de l’accroissement annuel actuel des dépenses, attendez-vous à ce que le coût d’un programme d’études supérieures de quatre ans atteigne les 
85 000 $ pour un enfant né en 2012 (et 136 000 $ si votre enfant ne vit pas chez vous)*.

Pensez « international »
Comme le montre la pleine page de publicité pour la St. George’s School (une école privée de Vancouver), les études à l’étranger sont très recherchées – les diplômés 2013 de cette école ont reçu des propositions de 100 établissements postsecondaires d’autres pays**. D’après le Bureau canadien de l’éducation internationale, en 2009, 91 % des employeurs accordaient de l’importance à l’expérience internationale des candidats et, à qualifications égales, 50 % préféraient embaucher une personne ayant ce type d’expérience. Beaucoup d’universités canadiennes ont des ententes avec des établissements étrangers, ce qui permet à leurs étudiants d’aller étudier pendant une session dans un autre pays, tout en ayant payé leurs frais de scolarité au Canada.

Sachez que certaines filières sont très onéreuses
Ces dernières années, les frais de scolarité pour accéder aux professions libérales ont aussi fortement augmenté. Ainsi, en 2013–2014, une année d’études à la Faculté de droit de l’Université de Toronto coûte un peu plus de 28 000 $, ce qui est tout de même la moitié du coût dans des établissements comme Cornell et Harvard. Pour les programmes de maîtrise en administration des affaires, de médecine et de dentisterie, les frais de scolarité sont considérables et, compte tenu du peu de places disponibles, le nombre d’étudiants qui partent faire ce type d’études à l’étranger est également en hausse. Si votre enfant souhaite poursuivre sa vocation professionnelle dans un autre pays, attendez-vous à ce que l’addition soit encore plus salée.

Dressez un plan financier pour l’avenir
Comme vous ne pouvez pas deviner ce que votre enfant voudra faire plus tard, les seuls préparatifs que vous puissiez faire à l’avance sont d’ordre financier. La première étape consiste à vous familiariser avec les coûts potentiels, afin de ne pas être pris au dépourvu. Ensuite, vous devez tirer pleinement parti des subventions gouvernementales disponibles par l’intermédiaire du Régime enregistré d’épargne-études (REEE). Vous pouvez organiser vos cotisations de manière à optimiser les versements faits au titre de la Subvention canadienne pour l’épargne-études (plafonnés à 7 200 $ pour chaque enfant admissible) qui est proposée dans le cadre du REEE. Si vous habitez en Alberta ou au Québec, sachez que ces provinces proposent des subventions supplémentaires dans le cadre du REEE. En outre, l’argent placé dans un REEE bénéficie d’une croissance avec imposition différée. Cette croissance sera attribuée à votre enfant au moment où celui-ci commence à retirer des fonds pour régler ses frais d’études postsecondaires.

Si vous avez utilisé toutes les possibilités offertes par le REEE, vous pouvez recourir à un compte d’épargne libre d’impôt (CELI) pour mettre de côté des fonds supplémentaires (avec une cotisation annuelle plafonnée à 5 500 $) et bénéficier d’une croissance non imposable sur cet argent. À partir de ses 18 ans, votre enfant peut ouvrir un CELI, et vous pouvez lui offrir le montant des cotisations sans craindre les conséquences fiscales.

Si votre enfant a d’excellentes perspectives d’emploi et de rémunération, demander un prêt peut être une solution à envisager. Dans le cadre des prêts d’études consentis par le gouvernement, celui-ci paie les intérêts du prêt tant que l’étudiant est scolarisé (avec un plafond de 340 semaines pour les étudiants de premier cycle à temps plein et de 400 semaines pour les étudiants de deuxième et troisième cycle). Cependant, les intérêts commencent à courir à partir de l’obtention du diplôme et le remboursement du prêt doit débuter six mois plus tard.

Vous pouvez aussi demander de l’aide à vos parents, si ceux-ci en ont les moyens. Il existe diverses façons pour les grands-parents de vous aider financièrement, en cotisant au REEE ou en faisant un don, à vous ou à votre enfant. De cette manière, au lieu de vous laisser leur argent en héritage, vos parents pourront voir de leur vivant tout ce que cet argent a pu faire pour votre famille.

Dernière recommandation : assurez-vous que votre assurance vie couvre les frais d’éducation de votre enfant, au cas où vous ne seriez plus là pour veiller sur lui.

Ce que T.E. Mirador peut faire pour vous
Demandez à votre conseiller T.E. Mirador d’élaborer une stratégie d’épargne-études pour votre famille, y compris un calendrier de cotisations au REEE qui vous permettra d’optimiser toutes les subventions gouvernementales disponibles.

*Association des distributeurs de régimes enregistrés d’épargne-études du Canada.
**The Globe and Mail, 11 juin 2013

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