Une lueur d’espoir à l’horizon?

Une lueur d’espoir à l’horizon?

Printemps 2009

Alors que les marchés ont repris de 15 % à 20 % de leur valeur environ depuis leur creux du 9 mars dernier, partout au monde les investisseurs se demandent si c’est le début de la reprise tant attendue ou s’il s’agit d’un simple rebond. Malheureusement, au moment d’écrire ces lignes, les paris sont encore ouverts. Cela dit, les marchés ont touché trois planchers (le 10 octobre 2008, le 20 novembre 2008 et le 9 mars 2009, et chacun était plus bas que le précédent), mais ils sont revenus en force chaque fois. La volatilité extrême qui afflige les marchés depuis quelque temps risque de perdurer, mais si nous voulons espérer des jours meilleurs, les prochaines baisses des marchés devront être moins sévère que les précédentes.

Actions

Au chapitre des actions, les événements dramatiques qui ont secoué les marchés en mars retiennent l’attention ce trimestre. En effet, toutes les principales places boursières ont atteint un nouveau creux le 9 mars avant d’amorcer une remontée spectaculaire qui a duré jusqu’à la fin du mois. Les marchés ont connu ce regain de vie après que des banques américaines ont annoncé qu’elles avaient réalisé des profits en janvier et en février. Même si les données économiques étaient toujours sombres, les plus récents indicateurs étaient moins moroses que par le passé, laissant ainsi croire que les marchés avaient peut-être enfin touché leur point bas.

Les actions canadiennes accusent toujours un recul de 32,42 % pour l’année terminée le 31 mars 2009, mais elles n’ont fléchi que de 2 % au cours du trimestre et elles ont bondi de 7,79 % en mars. Durant le trimestre, les secteurs de l’énergie (1 %), de la technologie de l’information (6,78 %) et des matériaux (8 %) ont propulsé l’indice composé S&P/TSX. Le rendement du secteur des matériaux est en grande partie attribuable à l’or, dont le prix a explosé de 49,04 % au cours du trimestre. Les titres du secteur des services financiers sont ceux qui ont été les plus malmenés en janvier et en février, mais ils ont bondi de 12,89 % en mars pour finalement terminer le trimestre en baisse de 5,99 %.

Les titres financiers ont pris leur envol lorsque les marchés ont senti que certaines banques mondiales réussiraient à traverser la tempête. À la fin du mois de mars, la valeur de l’action de Citigroup avait triplé par rapport à ce qu’elle était à son plus bas niveau, l’action de Bank of America a plus que doublé et le titre de Wells Fargo a bondi d’environ 80 %. Durant cette période, l’indice S&P 500 a progressé de 7,87 %, mais il a tout de même terminé le trimestre en baisse de 8,42 % et il a perdu 24,09 % de sa valeur depuis un an. Ces résultats ont cependant profité de la dépréciation de 18 % du dollar canadien au cours de l’année. En dollars américains, l’indice S&P 500 a reculé de 38,09 % depuis un an.

Les marchés internationaux ont été à l’image des marchés nord-américains, l’indice MSCI EAEO ayant grimpé de 5,47 % en mars, malgré un repli de 11,43 % au premier trimestre et une baisse marquée de 34,41 % pour l’année terminée le 31 mars 2009. Les marchés émergents ont été les plus reluisants en mars. L’indice MSCI EMF s’est en effet apprécié de 13,45 % en mars et de 3,96 % durant le trimestre, mais il a perdu 34,90 % de sa valeur au cours de l’année.

Revenu fixe

Au cours du premier trimestre de 2009, nous avons assisté à une importante volte-face du marché obligataire. Alors que la liquidité du marché s’améliore et que la confiance à l’égard des marchés du crédit renaît, les taux des obligations de sociétés ont fléchi, ce qui a contribué à une remontée de leurs rendements. Durant le trimestre, les obligations de sociétés ont dans l’ensemble progressé de 3,48 %, contre 0,8 % pour les obligations d’État. Il s’agit donc d’un revirement de situation spectaculaire par rapport aux rendements d’il y a un an, soit 8,35 % pour les obligations d’État et 1,58 % pour les obligations de sociétés. Au 31 mars 2009, le rendement moyen des obligations de sociétés s’établissait à 5,44 %, alors que celui des obligations d’État était de 2,07 %.

L’indice obligataire universel DEX a grimpé de 1,52 % durant le trimestre et il est en hausse de 4,93 % depuis un an. Question de mettre les choses en perspective, le rendement annuel des bons du Trésor à un an n’était que de 60 points de base à la fin du mois de mars, tandis que le rendement du dividende des actions canadiennes composant l’indice S&P/TSX était de 3,75 %.

Devises

Le dollar canadien a clôturé le premier trimestre à 79,35 cents américains, ce qui représente une baisse de 2,83 % pour le trimestre et de 18,44 % pour l’année. Depuis la chute du mois d’octobre, lorsque toutes les principales devises ont perdu de la valeur face au billet vert, le dollar canadien s’échange dans une fourchette étroite de 78 à 85 cents américains.

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