Une embellie à l’horizon

Une embellie à l’horizon

Hiver 2011

L’an dernier, on craignait que les plans de relance des gouvernements soient moins généreux en 2011, que le cycle des stocks se termine et que les banques centrales augmentent leurs taux prématurément. Maintenant que les effets de la crise financière commencent à se résorber, la conjoncture est plus favorable, l’embauche s’est accélérée, les bilans s’assainissent et les perspectives pour 2011 se sont améliorées.

Maintien des mesures de relane

Au Canada et aux États-Unis, les politiques monétaires sont toujours accommodantes. La Réserve fédérale n’a pas relevé ses taux en 2010, tandis que la Banque du Canada les a relevés trois fois avant de marquer une pause en raison de l’incertitude des perspectives économiques et de la vigueur du dollar canadien. L’adoption du nouveau plan de relance aux États-Unis en décembre a amélioré les perspectives économiques. La promulgation de la Tax Relief Act américaine a en effet donné lieu à une variété de réductions d’impôts, sans compter que les allégements fiscaux ont été prolongés au-delà des échéances fixées. Ces deux mesures, conjuguées à l’assouplissement annoncé en novembre, constituent une importante source de stimulation. L’économie américaine nous permet de tabler sur une croissance du PIB réel de 4 % en 2011. Les indicateurs liés aux perspectives d’emploi et aux plans d’embauche aux États-Unis se sont améliorés récemment, et tout porte à croire que les gains d’emplois mensuels augmenteront en 2011, ce qui se traduira par un taux de chômage nettement inférieur à la fin de l’année.

Retour du consommateur

En 2010, nul ne s’attendait à ce que le consommateur américain mène la reprise. Bien que les gains réalisés au chapitre du salaire nominal soient demeurés moins importants, que l’accès au crédit soit toujours restreint, que le taux d’épargne soit resté élevé, que les nouvelles embauches aient repris lentement et que la confiance des consommateurs soit toujours fragile, la situation s’est tout de même améliorée. Aux États-Unis, les ménages mettent de l’ordre dans leurs finances et devraient continuer de le faire en 2011. Les ventes de véhicules automobiles ont été plus vigoureuses que prévu au cours des derniers mois de 2010. Aux États-Unis, l’âge moyen des voitures est actuellement de 10 ans, ce qui laisse présager un important potentiel de vente de véhicules de remplacement. Les dépenses de consommation réelles ont augmenté au dernier trimestre de 2010 et, à la fin de l’année, une reprise des dépenses de consommation semblait s’être amorcée.

Une poussée de croissance

La croissance du PIB canadien devrait être aussi élevée, sinon plus, que celle du PIB américain en 2011, alors qu’on s’attend à ce que les prix de l’énergie, des métaux de base et du bois d’œuvre continuent de grimper. La demande intérieure se porte très bien au Canada, alors que l’économie canadienne a progressé au taux annualisé de 3,6 % durant la seconde moitié de 2010. Toutefois, le manque à gagner du côté des exportations nettes a ralenti la croissance globale. Compte tenu de l’accélération prévue de l’économie américaine en 2011, la croissance des exportations de divers produits s’accélérera au Canada. Le dollar canadien est actuellement surévalué, mais il ne devrait pas empêcher le volume net des exportations d’augmenter, car la plupart des échanges commerciaux avec les États-Unis s’effectuent en dollars américains, et la vigueur du dollar canadien se répercutera sur les marges bénéficiaires et non sur les volumes à l’exportation et à l’importation.

Aucune crainte quant au niveau d’endettement des ménages Canadiens

Bien que le niveau d’endettement des ménages canadiens en pourcentage du revenu disponible atteigne des sommets historiques. Ce qui importe, c’est de savoir si les ménages peuvent supporter le poids de leur endettement. Les sommes consacrées au remboursement de la dette, en pourcentage du revenu disponible, avoisinent leur plancher historique et elles suivent une tendance à la baisse. Alors que la valeur de l’actif des Canadiens augmente aussi rapidement que leur niveau d’endettement, leur ratio de la dette à la valeur nette fait du surplace. Le niveau d’endettement des ménages ne rendra l’économie vulnérable que lorsque le ratio du service de la dette sera beaucoup plus élevé qu’il ne l’est aujourd’hui.

Les articles publiés dans ce site Internet sont de portée générale et présentés uniquement à titre informatif. Vous devez obtenir les conseils d’un professionnel avant d’entreprendre toute action fondée sur les informations contenues dans ces articles. Aucune référence à des tierces parties ne doit être interprétée comme une approbation de, ou un appui pour, ces tierces parties, leurs conseils, informations, produits ou services. Les marques de commerce mentionnées dans ce site Internet sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.

0 replies

Leave a Reply

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *