Un portefeuille en santé

Vous serez peut-être déçu de l’apprendre, mais comme le brocoli, le rééquilibrage de votre portefeuille est bon pour vous… et pour vos rendements.

Comme c’est le cas au début de chaque année, les médias regorgent de conseils du type « c’est bon pour vous », alors que bien des gens prennent des résolutions pour améliorer leur santé. Qu’il s’agisse de mieux manger, de faire plus d’exercice, de dépenser moins ou de gérer son stress, ces résolutions que nous prenons exigent généralement une bonne dose de détermination et de volonté. Elles nous forcent en effet à changer nos habitudes, sans compter qu’elles impliquent un sacrifice immédiat pour obtenir l’effet escompté plus tard. C’est la même chose pour le rééquilibrage du portefeuille. Vendre les titres les plus performants de votre portefeuille et investir davantage dans ceux qui ont moins bien fait peut vous paraître illogique, mais dans les faits, c’est bel et bien ce que vous devez faire.

Rétablir la répartition de l’actif de votre portefeuille

Nous savons que l’une des clés de la réussite en matière de placements à long terme est la répartition de l’actif, c’est-à-dire la façon dont vous répartissez les placements de votre portefeuille entre les différentes catégories d’actif. Lorsqu’un portefeuille est bien conçu, son actif est réparti de façon à respecter les objectifs de placement à long terme et le degré de tolérance au risque de l’investisseur – ce que nous indiquons dans l’énoncé de politique de placement de nos clients. Toutefois, puisque les différentes catégories d’actif n’évoluent pas toutes de la même façon, la répartition de l’actif de votre portefeuille peut changer, ce qui fait en sorte que le degré de risque auquel vous êtes exposé et le potentiel de croissance que vous visez ne correspondront plus à vos objectifs. Nous savons que les actions ont devancé les obligations par le passé, mais nous savons aussi qu’elles comportent un risque plus élevé. Si la répartition de l’actif n’est pas rajustée de temps à autre, les actions représenteront une part trop importante de votre portefeuille du fait de leurs rendements plus élevés. En rééquilibrant votre portefeuille, vous assurez tout simplement le maintien de sa répartition de l’actif cible, tout en veillant à ce que votre degré de tolérance au risque et vos objectifs de placement soient respectés.

L’anticipation disciplinée 
des marchés

Il est difficile d’anticiper correctement les marchés, c’est-à-dire de toujours acheter quand les cours sont bas et vendre quand ils sont élevés. Toutefois, lorsque vous rééquilibrez votre portefeuille, c’est exactement ce que vous faites, et de façon disciplinée en plus! En effet, le rééquilibrage ne laisse rien au hasard. Lorsqu’il se fait en fonction d’un seuil donné, la composition du portefeuille est rajustée dès qu’une catégorie d’actif s’écarte de sa répartition cible. En ce qui a trait au rééquilibrage périodique, il s’effectue à intervalles prédéterminés. Peu importe le mode de rééquilibrage, vos émotions ne dicteront jamais vos décisions de placement. En 2009, lorsque la baisse des actions a eu pour effet de faire croître la proportion des obligations en portefeuille à des niveaux trop élevés, les investisseurs hésitaient à réduire cette catégorie d’actif pour investir dans des actions en perte de vitesse. Aujourd’hui, nous nous retrouvons dans la situation inverse suite à la forte progression des actions, et il y a fort à parier que nous rencontrerons la même résistance des investisseurs quand nous leur recommanderons d’encaisser les gains réalisés sur les placements en actions pour étoffer la pondération en obligations, dont les rendements sont relativement faibles en ce moment.

L’approche de Conseillers 
en placements T.E.

Nous ne nous concentrons pas exclusivement sur la répartition de l’actif entre les actions et les obligations. Nous nous assurons également de diversifier l’actif par région géographique, en investissant au Canada, aux États-Unis et à l’étranger. Sur de longues périodes, les rendements des différents marchés développés sont assez semblables. Sur de plus courtes périodes, toutefois, il est possible d’accroître le rendement global d’un portefeuille, sans en augmenter le degré de risque, en tirant profit des écarts de rendement entre ces diverses catégories d’actions.

Par exemple, les actions américaines ont volé la vedette de 1998 à 2001, tandis que les actions canadiennes et les actions internationales se sont illustrées de 2002 à 2007, puis les actions américaines sont revenues en force de 2008 à 2013. Personne n’aurait pu prédire pareil scénario, et il était très difficile en 2006 de convaincre les investisseurs de liquider leurs actions canadiennes pour les remplacer par des actions américaines et internationales. Toutefois, en rééquilibrant la répartition géographique de la composante en actions de leur portefeuille, les investisseurs faisaient ce qu’il fallait pour tirer avantage de la situation à venir.

Nous procédons généralement au rééquilibrage des portefeuilles en fonction de seuils précis. Nous rajustons alors la composition d’un portefeuille lorsqu’une catégorie d’actif particulière s’écarte de sa répartition cible de 3 % à 5 %, ou plus. Le rééquilibrage peut se faire de trois façons : lors de l’ajout de nouvelles sommes dans le portefeuille, lors des retraits ou des versements de revenus au client, ou, comme c’est souvent le cas, par la vente d’une partie des placements les plus profitables et l’utilisation des sommes ainsi dégagées pour investir dans des placements moins performants.

Automatique et sans émotion

Dans la plupart des cas, le rééquilibrage va à l’encontre des désirs des gens et c’est justement pourquoi cette approche disciplinée est si utile. En suivant un seuil précis, nous ne rééquilibrons le portefeuille que lorsque la situation l’exige vraiment. En règle générale, un portefeuille équilibré est composé de 40 % d’obligations, de 20 % d’actions canadiennes, de 20 % d’actions américaines et de 20 % d’actions internationales. Lorsqu’un marché boursier augmente de 30 %, la pondération en actions augmente de 5 %. Compte tenu de l’évolution des marchés en 2013, la composition d’un portefeuille équilibré qui n’aurait pas été rééquilibré durant l’année aurait été de 34 % d’obligations, 16 % d’actions canadiennes, 26 % d’actions américaines et 24 % d’actions internationales à la fin de l’année. Un rééquilibrage aurait donc été de mise.

Cet article a été fourni par 
Conseillers en placements T.E. inc.

Des nouvelles de CPTE

Pour plus d’information au sujet du rééquilibrage des portefeuilles d’actions, veuillez vous reporter au commentaire d’investissement de novembre 2013 de Conseillers en placements T.E., que vous trouverez sur le site temirador.com.

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