Reprendre ses finances en main après un divorce

Reprendre ses finances en main après un divorce

Selon Statistique Canada, 38 % des couples mariés divorceront avant leur 30e anniversaire de mariage. Les gens divorcent pour une foule de raisons, mais rarement parce qu’ils désirent améliorer leur situation financière. Le vieil adage selon lequel il ne coûte pas plus cher de vivre à deux que de vivre seul s’applique à l’inverse après le divorce – vivre seul coûte plus cher. Il n’est donc pas surprenant que l’Enquête nationale sur la santé de la population (20042005) de Statistique Canada ait révélé que 43 % des femmes divorcées ou séparées ont vu le revenu de leur ménage diminuer, et que 15 % des hommes ont constaté un déclin de leurs finances après un divorce ou une séparation.

La plupart des divorces surviennent après la quatrième année de mariage, mais c’est chez les personnes de plus de 50 ans que l’on observe actuellement l’augmentation la plus rapide du nombre de divorces. D’importantes répercussions financières attendent les personnes qui divorcent plus tard dans la vie. Il y a souvent un écart important entre l’avoir net accumulé de jeunes mariés et celle d’un couple bien établi, qui a fini d’élever ses enfants et qui s’approche de la retraite. Une jeune personne a plus de temps pour reprendre ses finances en main – et possiblement se remarier. Toutefois, les personnes plus âgées disposent de moins d’années pour gagner un salaire élevé (en supposant qu’elles travaillent encore) et reconstituer leurs assises financières.

En tant que spécialiste financière en divorce, Kathryn Jankowski, vice-présidente chez T.E. Mirador à Toronto, conseille les personnes seules et les couples sur la façon de planifier leurs finances avant, pendant et après un divorce. Selon elle, la plupart des gens sous-estiment l’impact financier d’un divorce – et c’est une très grave erreur. « Dans leur hâte à quitter leur union, les gens omettent de considérer les aspects financiers. Si les conjoints sont à couteaux tirés, les frais juridiques risquent d’exploser. Et lorsque les répercussions émotives sont importantes, une thérapie coûteuse peut s’avérer nécessaire. Neuf fois sur dix, le niveau de vie des gens baisse après un divorce », explique Mme Jankowski.

Chaque fois qu’elle en a l’occasion, elle recommande aux couples d’envisager de façon réaliste l’impact financier qu’un divorce aura sur eux. « Avez-vous les moyens de vivre séparément? Songez aux sacrifices que vous devrez consentir pour y arriver et demandez-vous si vous aurez les moyens de faire vivre vos enfants. Les parents divorcés sont habituellement obligés de payer les études postsecondaires de leurs enfants, chose que les couples mariés ne sont pas tenus de faire. Tous ces aspects auront une incidence sur votre capacité d’épargner en vue de la retraite », poursuit Mme Jankowski.

Certains clients la consultent après-coup, pour rétablir leurs finances après un divorce. Elle constate qu’en raison des émotions sollicitées lors d’un divorce, les gens se mettent à vivre au jour le jour et cessent de planifier pour l’avenir. Son rôle consiste à leur faire voir les possibilités qui s’offrent à eux et les façons d’améliorer leur situation. « En fait, la plupart des gens qui désirent refaire leurs finances ont deux choix : augmenter leurs revenus ou diminuer leurs dépenses. S’ils peuvent faire les deux, ils s’en tireront mieux. » Mme Jankowski évalue les rentrées de fonds et les dépenses de ses clients pour voir comment ils pourront se débrouiller. Elle ajoute que les parents doivent s’assurer d’avoir une protection adéquate – de l’assurance-invalidité pour couvrir leur revenu courant et de l’assurance-vie pour subvenir aux besoins de leurs enfants en cas de décès prématuré. Si son client a obtenu un règlement forfaitaire dans le cadre de son divorce, Mme Jankowski lui montre comment investir cet argent afin qu’il lui procure à la fois un revenu immédiat et la sécurité financière dont il a besoin à long terme.

Après s’être attaquée aux finances courantes, Mme Jankowski aide son client à planifier pour l’avenir. Elle fait remarquer que les divorcés oublient souvent de faire des plans en prévision du jour où ils ne recevront plus de pension alimentaire. S’ils ne prennent pas de dispositions pour remplacer ce revenu, leur compte de banque et leur capacité d’améliorer leur situation s’en trouveront gravement affectés. À l’aide d’un plan financier « après-divorce », Mme Jankowski montre à ses clients ce qu’ils doivent faire pour s’acquitter d’obligations telles que les études postsecondaires des enfants et leur propre épargne-retraite. « Nous envisageons différentes stratégies pour reconstruire l’avenir : déménager dans un logement plus petit, travailler plus longtemps et dépenser moins à la retraite. Il faut du temps pour refaire ses finances. L’important, c’est de mettre les gens sur la bonne voie le plus tôt possible après leur divorce », conclue Mme Jankowski.

Kathryn Jankowski a obtenu le titre de spécialiste financière en divorce en 2007. Elle travaille avec d’autres spécialistes du divorce afin de promouvoir une approche du divorce axée sur la conciliation et la collaboration. Mme Jankowski est vice-présidente chez T.E. Mirador à Toronto. Pour plus d’informations, vous pouvez contacter M. Roland Blais au 514-906-5903.

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