REGARD SUR LES PLACEMENTS

Active ou passive, telle est la question…

Depuis le lancement du premier fonds commun indiciel en 1976, les investisseurs se divisent en deux camps : ceux qui préconisent la gestion active des placements et ceux qui jugent préférable la gestion passive.

La question consiste essentiellement à savoir si une stratégie de gestion active – où le gestionnaire de portefeuille dicte comment l’actif est investi – peut produire de meilleurs résultats qu’une stratégie qui se résume à calquer un indice. Avec la multiplication des fonds négociés en Bourse (FNB), dont la plupart utilisent une stratégie de gestion passive, le débat s’est intensifié. Chez Conseillers en placements T.E., nous avons écouté attentivement tous les arguments et avons pris position : 
nous sommes résolument en faveur… des deux méthodes. Nous sommes arrivés à cette conclusion non pas par indécision, mais plutôt parce qu’elle cadre bien avec notre approche équilibrée lorsque nous abordons l’élaboration de la politique de placement de nos clients.

Actions canadiennes versus actions américaines

La gestion active a certainement fait l’objet d’un examen plus poussé aux États-Unis. Comme nous l’avons indiqué dans notre Commentaire d’investissement de mai 2013, l’étude des rendements à long terme montre que la majorité des gestionnaires de portefeuilles d’actions de sociétés américaines à forte capitalisation n’ont pas su égaler le rendement de leur indice de référence. Selon le rapport 2012 de SPIVA (S&P Indices Versus Active), près de 60 % de ces gestionnaires en moyenne ont eu un rendement annuel inférieur à celui de leur indice de référence au cours des 10 dernières années, sans même tenir compte des frais de gestion.

Cependant, comme nous l’avons souligné dans notre Commentaire d’investissement de mars 2013, la situation a été très différente au Canada. Entre 1999 et 2012, le rendement (déduction faite des frais) de la majorité des fonds à gestion active a surpassé l’indice S&P/TSX 8 fois sur 14.* Une des raisons qui expliquent le meilleur taux de réussite des gestionnaires de fonds d’actions canadiennes est la faible diversification du S&P/TSX. On ne peut pas dire que cet indice est bien équilibré, près de 50 % des titres qui le composent actuellement appartenant aux secteurs de l’énergie et des matériaux. Quand une société ou un secteur occupe une place dominante dans un indice, un gestionnaire actif peut alors adopter une position plus raisonnable et en tirer profit. Il suffit de penser à la déconfiture de Nortel Networks ou, plus récemment, à la chute des valeurs aurifères.

Titres à revenu fixe canadiens

Les gestionnaires actifs bénéficient d’un avantage semblable en ce qui concerne les titres à revenu fixe. À l’heure actuelle, l’indice des titres à revenu fixe canadiens est composé à environ 40 % d’obligations d’État à rendement faible. Si les taux d’intérêt continuent de grimper, ce segment du portefeuille sera particulièrement affecté. Les gestionnaires actifs peuvent prendre des mesures pour atténuer le risque; ils peuvent diversifier leurs placements en y incluant des obligations de sociétés à rendement élevé et des obligations moins sensibles aux fluctuations des taux d’intérêt. La difficulté pour bon nombre d’investisseurs est d’avoir la patience d’attendre pour récolter le fruit de ces mesures pendant des périodes prolongées de taux d’intérêt faibles ou de forte volatilité, ou les deux.

Frais sous surveillance

Les frais payés par les investisseurs aux gestionnaires sont l’un des principaux facteurs qui limitent les rendements des fonds à gestion active. Les placements à gestion passive, comme de nombreux FNB, sont souvent assortis de frais modestes et ils sont généralement plus efficaces sur le plan fiscal. C’est pourquoi nous accordons une attention toute particulière aux frais dans notre processus de sélection des gestionnaires. En fait, étant donné l’importance de notre actif géré, nous pouvons négocier des réductions appréciables par rapport aux frais que doivent normalement payer les particuliers, ce qui contribue au rendement des portefeuilles à long terme. Bref, nous sélectionnons uniquement les gestionnaires qui, selon nous, peuvent clairement avantager les portefeuilles de nos clients en tenant compte de tous les frais et taxes à payer.

Chez Conseillers en placements T.E., nous préparons la réussite à long terme de vos placements en établissant une politique de placement et une répartition de l’actif qui correspondent avec précision à vos objectifs de placement et à votre degré de tolérance au risque. Pour bâtir votre portefeuille, nous pouvons utiliser des stratégies de gestion active ou passive, selon ce qui convient le mieux dans votre situation.

*Rapport de Russell sur la gestion active 2012, Investissements Russell Canada
Cet article a été fourni par Conseillers en placements T.E. inc

Les articles publiés dans ce site Internet sont de portée générale et présentés uniquement à titre informatif. Vous devez obtenir les conseils d’un professionnel avant d’entreprendre toute action fondée sur les informations contenues dans ces articles. Aucune référence à des tierces parties ne doit être interprétée comme une approbation de, ou un appui pour, ces tierces parties, leurs conseils, informations, produits ou services. Les marques de commerce mentionnées dans ce site Internet sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.

0 replies

Leave a Reply

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *