Quelles seront maintenant les meilleures sources de rendement?

Hiver 2012

Après une décennie perdue, selon certains, au chapitre des rendements de placement, il ne faudrait pas s’étonner de constater un découragement chez les investisseurs. Les portefeuilles équilibrés (composés à 60 % d’actions et à 40 % d’obligations) ont eu un rendement annuel de 3,8 % en moyenne de 2000 à 2010, grâce principalement aux obligations. L’état actuel de l’économie n’est guère plus encourageant. Les taux d’intérêt ont rarement été aussi bas, le rendement des obligations du gouvernement du Canada à moyen terme se situant à environ 2,6 %. La croissance économique dans les pays développés sera freinée pendant des années alors que les gouvernements s’efforceront de réduire leur déficit en diminuant leurs dépenses, que les populations vieillissantes représenteront un fardeau de plus en plus lourd pour la société et que le désendettement des gouvernements et des consommateurs se poursuivra. Même si leurs PIB connaîtront probablement une croissance supérieure à ceux des marchés développés, les marchés émergents ne disposent pas encore d’une consommation interne suffisante pour compenser le ralentissement de la demande provenant des pays développés. Le seul élément encourageant est l’inflation, qui demeure maîtrisée depuis près de 20 ans, et cette situation ne devrait pas changer de sitôt à en juger par la faiblesse des taux d’intérêt des obligations à long terme. Dans un tel contexte, d’où les investisseurs à long terme tireront-ils les meilleurs rendements?

Les actions procurant des dividendes demeureront un atout

Au cours de la dernière année, les médias ont fait grand cas des placements en actions procurant des dividendes. Les partisans de cette méthode font valoir que la croissance de l’indice S&P/TSX au cours des dernières décennies était surtout fondée sur le rendement total, qui inclut les dividendes. Selon eux, il importe peu que le prix des actions produisant des dividendes baisse, car l’investisseur qui attend une remontée est « rémunéré pour sa patience » au moyen de dividendes. Cela dit, le danger est que l’investisseur achète une action en fonction de son dividende actuel, qu’ensuite le prix de l’action fasse du surplace et que la société décide de réduire son dividende en raison de son faible taux de croissance.

Il ne faut pas oublier que le dividende n’est rien de plus que le versement aux actionnaires des liquidités excédentaires de la société. Il s’agit de fonds qui ne sont pas réinvestis dans la productivité, l’innovation ou l’expansion afin de stimuler la croissance future. En ne ciblant que les sociétés qui versent des dividendes, on risque de ne pas saisir d’excellentes occasions offertes par des sociétés en forte croissance qui ne paient pas de dividendes. De plus, les actions assorties de dividendes se trouvent généralement dans les secteurs traditionnels et non cycliques, ce qui pourrait nuire à la diversification du portefeuille. Nous ne sommes pas contre les placements en actions productives de dividendes, car elles représentent un élément important de tout portefeuille bien diversifié, mais en matière de placements en actions, le premier critère devrait être la qualité de la société. Si l’action procure en plus des dividendes, tant mieux!

Participation sélective aux marchés émergents

On prévoit que les marchés émergents continueront d’offrir des possibilités de croissance supérieures à la moyenne, mais ces possibilités augmentent le risque du portefeuille. Au lieu d’investir directement dans ces économies, nous préférons y participer en achetant des actions de multinationales bien établies qui exercent leurs activités sur ces marchés. Ces sociétés ayant généralement leur siège dans un pays développé, les investisseurs bénéficient de la transparence et du cadre réglementaire des marchés établis, tout en profitant de la croissance des marchés émergents. La proportion de votre portefeuille consacrée à ces placements plus volatils doit dépendre de vos objectifs énoncés dans votre politique de placement.

Pour une analyse plus complète des marchés émergents, voir la page Commentaire d’investissement- Décembre 2011 sur le site temirador.com  

Les obligations de sociétés au menu

Les obligations ont largement contribué aux rendements des portefeuilles au cours de la dernière décennie. Cependant, comme on prévoit que les taux d’intérêt demeureront bas, les rendements des obligations gouvernementales se limiteront sans doute au taux d’intérêt nominal. Les obligations de sociétés peuvent améliorer les rendements des titres à taux fixe, car leurs rendements sont habituellement supérieurs étant donné qu’elles comportent un risque plus grand. En général, les obligations gouvernementales sont jugées moins risquées parce que les gouvernements peuvent augmenter les impôts pour payer leurs créanciers. Cela dit, certains pays européens se trouvent aujourd’hui en difficulté, incapables de respecter leurs engagements et réticents à hausser les impôts de peur de freiner la croissance économique déjà chancelante. Dans certains cas, les obligations de sociétés pourraient en fait être moins risquées que les obligations gouvernementales. L’essentiel, comme pour tout autre investissement, est d’être sélectif et d’être conscient des risques.

Il y aura toujours, à quelque moment que ce soit, des placements offrant de meilleures possibilités de croissance que d’autres, compte tenu de la conjoncture. Chez Conseillers en placements T.E., nous sommes constamment à l’affût de nouvelles occasions qui concordent avec les stratégies de placement à long terme appliquées aux portefeuilles de nos clients. Selon nous, les actions procurant des dividendes, les actions des marchés émergents et les obligations de sociétés continueront d’offrir d’intéressantes occasions de croissance dans le cadre d’un portefeuille équilibré et bien diversifié. Il demeure essentiel d’évaluer ces possibilités en fonction des objectifs énoncés dans votre politique de placement et de les intégrer à votre portefeuille seulement si elles peuvent vous aider à atteindre vos objectifs de placement.

 

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