Quelle différence en six mois!

Quelle différence en six mois!

Hiver 2009

Du point de vue des placements en actions, on se souviendra fort probablement de 2008 comme l’une des pires années de l’histoire. Il y a seulement six mois, le marché et l’économie du Canada semblaient être en décalage par rapport à ce qui se passait ailleurs dans le monde. Plus maintenant. Vous souvenez-vous des inquiétudes de l’été dernier liées à la hausse du prix des produits de base et aux possibles pénuries alimentaires? Depuis lors, les prix des produits de base ont chuté de façon dramatique, la baisse la plus spectaculaire étant peut-être celle du cours du pétrole. En mai 2008, Goldman Sachs annonçait que le prix du pétrole pourrait atteindre 200 $US le baril. À la fin de l’année, on prévoyait plutôt que le baril serait négocié à environ 30 $US. L’effondrement des marchés des produits de base n’est qu’un des nombreux maux dont ont souffert les marchés boursiers en 2008.

En septembre, le vent a commencé à tourner au Canada au moment où le système financier américain a connu plusieurs défaillances. Jusqu’alors, le consensus était que la pénurie de produits de base mettait le Canada relativement à l’abri. La perte de confiance dans le système bancaire et le resserrement du crédit ont eu des retombées mondiales que peu de gens auraient prédites. Partout sur la planète, on a réévalué ce qui constitue un risque et observé un mouvement de moins grande tolérance à cet égard.

Actions

Bien que le marché canadien ait commencé l’année avec de fortes pertes, à mi-parcours de 2008 il était de retour en territoire positif. Comme le rapportait l’édition de l’été 2008 de Stratégies, « Le Canada [était] à contre-courant ». Six mois plus tard toutefois, le Canada avait rattrapé le reste du monde. Pour l’exercice terminé le 31 décembre 2008, 35,8 %, de 35,8 % et de 26,5%, respectivement. Les métaux et minerais, un sous-secteur de l’indice des matériaux, ont affiché le plus net recul, soit 68 %. Sur une note plus positive, mais toujours en territoire négatif, le secteur des biens de consommation de base, composé d’entreprises qui fournissent des biens et services essentiels à la population, avait fléchi de seulement 5,6 %.

Aux États-Unis, l’indice S&P 500 a reculé de 9,8 % au quatrième trimestre et de 21,9 % pour l’exercice. Ces pertes ont été partiellement contrebalancées par une dépréciation rapide du dollar canadien par rapport au dollar américain dans la seconde moitié de l’exercice. Les variations du taux de change ont également eu un effet atténuant sur les rendements du marché international. L’indice MSCI EAEO a diminué de 7,5 % pour le trimestre terminé le 31 décembre 2008, et de 29,4 % au cours de l’exercice. Les marchés émergents ont suivi une tendance similaire à celle du Canada, tenant d’abord le coup durant les six premiers mois de l’année, puis chutant rapidement dans la seconde moitié de 2008. Selon les données de l’indice MSCI EMF, le recul des marchés émergents s’est établi à 42 % pour l’exercice.

Revenu fixe

La réduction des taux d’intérêt accordée par les banques centrales du monde a principalement profité aux obligations, en particulier aux obligations gouvernementales. En fait, les actifs les plus performants en 2008 au niveau mondial ont été les obligations gouvernementales. Le rendement sur un an des meilleurs fonds obligataires internationaux a en effet totalisé environ 40 %. Au Canada, l’indice obligataire universel DEX était en hausse de 6,4 % en 2008, et de 4,5 % au cours du dernier trimestre de l’exercice. Le rendement des obligations garanties par le gouvernement fédéral a été beaucoup plus élevé que celui des obligations de sociétés. Sur une période d’un an, les obligations du gouvernement du Canada ont généré un rendement de 11,5 %, comparativement à 0,23 % pour les obligations de sociétés.

Les obligations ont gagné en popularité, car les investisseurs sont devenus plus allergiques au risque. Toutefois, le flot d’argent dans le marché obligataire pourrait créer la prochaine bulle spéculative. Le rendement sur 30 ans des obligations du Canada étant de 3,44 % au 31 décembre 2008, les investisseurs parient sur une inflation négligeable et de nouvelles baisses des taux d’intérêt au cours des 30 prochaines années. Étant donné l’ampleur de l’impulsion fournie à l’économie mondiale, il est par contre peu probable que l’inflation ou les taux d’intérêt restent si bas pour une période si prolongée. Actuellement, tous les marchés boursiers offrent des dividendes plus élevés que le rendement des obligations. C’est pourquoi il est préconisé d’investir dans des actions versant des dividendes, ou tout au moins de garder celles que vous possédez.

Devises

Il n’y a pas si longtemps, la parité du dollar canadien avec le dollar américain défrayait la chronique. À la surprise de presque tous, le dollar canadien a clôturé 2008 à 81,66 cents américains, un recul de 19,3 % pour l’exercice. Toutefois, la valeur du dollar à ce niveau reflète plus fidèlement la parité du pouvoir d’achat du dollar canadien par rapport à la devise américaine. Grâce à son raffermissement au cours de l’exercice, le dollar américain a repris son titre de principale monnaie de réserve du monde. Par rapport au dollar, l’euro a reculé de 4,26 % et la livre britannique, de 26,54 %. Toutefois, en 2008, le yen japonais s’est apprécié 23,17 % et le yuan chinois a gagné 6,98 % sur le dollar américain.

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Complément(s) à l’article
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