Perspectives

Au ralenti, mais pas immobile

Automne 2011

Un ralentissement de la croissance économique est plus probable qu’une contraction de l’économie

La croissance économique au Canada et aux États-Unis sera beaucoup plus faible que ce qu’on prévoyait il y a quelques mois, mais une nouvelle récession semble peu probable.

Les données laissent présager une poursuite de la croissance

Aux États-Unis

Les données économiques publiées depuis que la cote de crédit des États-Unis a été abaissée en août révèlent une économie américaine qui poursuit sa croissance, mais à un rythme plus modeste. Si l’on se fie aux directeurs d’achats, les secteurs de la fabrication et des services ont été plus vigoureux que prévu et ils devraient continuer leur croissance. Rien n’indique que des commandes aient été annulées ou que des plans de dépenses en immobilisations soient mis en veilleuse. L’indice d’activité non manufacturière, qui représente environ 80 % de l’économie américaine, est plus élevé qu’en mai et juin. De plus, la production industrielle et les nouvelles commandes de biens d’équipement portent à croire que l’économie américaine poursuivra sa croissance pendant les premiers mois de 2012. Autres indices de perspectives économiques favorables aux États-Unis, le trafic ferroviaire a augmenté (le volume hebdomadaire du transport multimodal atteignant son plus haut niveau depuis 2007), le nombre de permis de construction résidentielle est en hausse depuis le mois de mai et les offres d’emploi annoncées en ligne ont atteint un sommet depuis le début de l’année.

Au Canada

Après s’être arrêtée au deuxième trimestre de 2011, la croissance économique a repris au Canada au troisième trimestre. Les dangers qui menacent l’économie canadienne proviennent de l’étranger : la faible demande de produits d’exportation aux États-Unis et les remous financiers qui frappent l’Europe. Malgré ces facteurs préoccupants, les investissements des entreprises et les dépenses des ménages restent prometteurs. L’augmentation des emplois à temps plein au Canada est demeurée remarquablement solide et les pertes d’emploi se sont surtout produites dans le secteur des emplois à temps partiel. Le revenu disponible réel au Canada a bien résisté, affichant au milieu de l’année une hausse annualisée de 2,8 %. Même s’il est possible que l’endettement des ménages freine les dépenses, le coefficient du service de la dette est peu élevé et les Canadiens, en général, sont encore en mesure de rembourser leurs dettes.

La menace de la crise européenne

Les décideurs européens devront démontrer qu’ils sont capables de régler leurs problèmes budgétaires et financiers. Il faudra assurer le refinancement de la dette des pays en difficulté et protéger la liquidité du système bancaire européen. Le Fonds européen de stabilité financière – instrument de sauvetage des États en difficulté – ne bénéficie pas pour le moment des fonds et de l’autorité nécessaires. De plus, la Banque centrale européenne n’a pas réussi à apaiser ceux qui craignent l’insolvabilité du système bancaire. Les marchés monétaires témoignent d’un sentiment de risque exacerbé et de la réticence des banques européennes à s’accorder des prêts entre elles. La crise financière que traverse l’Europe est le principal danger qui menace les économies américaine et canadienne et il est urgent d’agir pour la résoudre.

Possibilité d’aide à l’horizon

Il faut stimuler davantage l’économie américaine, qui peine à poursuivre sa remontée. Se chiffrant à 450 milliards de dollars, le programme de réductions d’impôts, de dépenses en infrastructure et d’aide directe aux États et aux villes proposé par le président Obama n’est pas négligeable. Il s’agit d’un programme de relance à court terme qui vise l’année 2012. Il faudra toutefois obtenir l’approbation du Congrès, ce qui risque d’être difficile. Tout plan de création d’emplois devra être accompagné d’un plan crédible de réduction du déficit à long terme. L’évolution de la politique budgétaire américaine au cours des prochains mois aura un effet déterminant sur les perspectives économiques canadiennes. Un dollar canadien moins fort donnera une puissante impulsion à l’économie canadienne et permettra de sauvegarder des emplois au Canada. Le dollar canadien a atteint en septembre son plus bas niveau en un an, loin de la parité avec le dollar américain. La Banque du Canada a indiqué qu’elle n’augmenterait pas son taux directeur dans un proche avenir et qu’elle opterait peut-être même pour une réduction de son taux avant la fin de l’année. Une telle décision aurait un effet immédiat sur les taux préférentiels et les taux hypothécaires à court terme. Les taux d’intérêt à long terme ont subi une forte baisse, car on prévoit une faible croissance et une inflation stable. Les rendements des obligations ont chuté en septembre, pour atteindre de nouveaux creux. Comme les taux hypothécaires à long terme sont influencés par les fluctuations du marché des obligations, ils pourraient baisser encore.

Cet article a été rédigé par Conseillers en placement T.E. inc.

En bref

Croissance économique

Les économies des États-Unis et du Canada devraient afficher une croissance modeste.

Inflation

L’inflation demeure stable et son taux se situe dans la fourchette cible de 1 % à 3 % établie par la Banque du Canada.

Taux d’intérêt

La Banque du Canada a indiqué qu’elle n’avait pas l’intention d’augmenter son taux directeur dans un proche avenir. Les investisseurs étrangers considèrent le Canada comme un marché refuge, ce qui a entraîné des rentrées de capitaux qui ont contribué à faire baisser les rendements des obligations à long terme.

Dollar canadien

Le dollar canadien a atteint 1,06 $US le 26 juillet, et sa valeur est actuellement inférieure à celle du dollar américain.

Emploi

Au Canada, 60 000 nouveaux emplois ont été créés en septembre, portant l’augmentation mensuelle moyenne du nombre d’emplois à 28 000 cette année.

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