Partir ou rester?

Hiver 2013

Vous accumulez les promotions depuis un certain temps. On vous offre maintenant un poste en or qui servira de tremplin à votre carrière. Normalement, vous n’hésiteriez pas un instant, mais si vous acceptez ce nouveau poste, vous et votre famille devrez vivre à l’étranger pendant deux ou trois ans.

Michael Giacomodonato, vice-président chez T.E. Mirador à Montréal, est l’expert à consulter pour tout ce qui concerne la planification financière des travailleurs affectés à l’étranger. Selon lui, avant d’accepter un poste à l’étranger, vous devez évaluer l’offre en fonction de ses conséquences sur trois aspects de votre vie : vos finances, votre famille et votre carrière. M. Giacomodonato explique que « déménager entraîne toujours des désagréments; il faut donc s’assurer qu’il y aura certains avantages pour compenser. » Il souligne que vous devez vous attendre à certaines compensations. Par exemple, le poste ne présente peut-être aucun avantage financier immédiat, mais il pourrait accroître votre potentiel de revenu dans l’avenir. Dans d’autres cas, les avantages financiers pourraient être non négligeables. Enfin, pour certains, la possibilité de vivre dans un autre pays sera un facteur déterminant. Quelle que soit votre motivation, cette décision exige une bonne réflexion.

Vos finances

Votre affectation à l’étranger devrait, à tout le moins, ne pas avoir d’effet néfaste sur vos finances. Déterminez quel sera votre revenu net, après déductions et impôts. Si vous devez recevoir des allocations spéciales ou des options d’achat d‘actions, sachez quel sera leur traitement fiscal. Renseignez-vous sur le coût de la vie là où vous serez affecté, afin d’évaluer si vous pourrez maintenir votre style de vie actuel. Si vous avez droit à une indemnité de logement, calculez si elle sera adéquate. Examinez aussi les avantages sociaux et autres qui vous sont offerts; assurez-vous qu’ils sont équivalents à ceux dont vous bénéficiez actuellement ou, si ce n’est pas le cas, que vous recevrez une juste compensation.

Votre famille

Les implications de votre affectation à l’étranger dépendront de votre situation familiale. Si votre conjoint occupe un emploi, pourra-t-il travailler dans votre pays d’accueil et trouver un poste de niveau comparable à celui qu’il devra quitter? La perte du revenu de votre conjoint aura une incidence sur les finances de votre famille. Selon M. Giacomodonato, les affectations à l’étranger sont plus faciles pour les familles dont les enfants ont moins de 18 ans. Dans bien des cas, les enfants devront aller à l’école privée, parce que le système d’éducation public ne correspond pas aux normes canadiennes ou que la langue d’enseignement n’est pas celle de votre enfant.

Pour ce qui est de votre lieu de résidence, peu de pays sont aussi sécuritaires que le Canada; il est donc impératif de consulter des personnes compétentes pour savoir où vous installer. Il se peut en outre que vous deviez souscrire une assurance maladie privée. L’inscription à l’école privée, les mesures à prendre pour assurer la sécurité de votre domicile et la souscription d’une assurance maladie entraînent toutes des frais additionnels dont vous devrez tenir compte.

Devenir un non-résident

La plupart des entreprises exigeront que vous renonciez à votre statut de résident canadien si vous acceptez d’être muté à l’étranger pour une période d’un an ou plus. Sur le plan fiscal, il est beaucoup plus simple pour tous que vous soyez assujetti à l’impôt d’un seul pays, celui où vous travaillerez. Pendant que vous serez un non-résident, le revenu que vous gagnerez à l’étranger ne sera pas imposable au Canada. Pour devenir un non-résident, vous devrez démontrer que vous avez rompu tous vos liens avec le Canada. En général, vous devrez pour cela vous départir de votre résidence principale, faire déménager votre famille, céder vos biens personnels ou les apporter avec vous, renoncer à votre permis de conduire, vos comptes bancaires, vos cartes de crédit et votre assurance maladie du Canada. Vous ne pourrez pas faire de longs séjours au Canada ni continuer d’y exploiter une entreprise et vous ne pourrez pas laisser aux pays vos enfants de moins de 18 ans. Si vous décidez de conserver certains biens immobiliers au Canada et de les louer, vous devrez déclarer ce revenu au Canada et possiblement dans votre pays d’accueil également.

Éléments de planification

M. Giacomodonato indique certains éléments à planifier afin que votre affectation à l’étranger soit avantageuse. Si vous avez la possibilité de choisir les dates de votre départ et de votre retour au Canada, il est préférable de les fixer au mois de juin; cela vous permettra de répartir également votre revenu de l’année entre les deux pays et vous pourriez ainsi réduire votre taux d’imposition. De plus, si vous devez toucher des primes ou exercer des options d’achat d’actions, vous devriez le faire à l’endroit et au moment les plus favorables sur le plan fiscal. Si votre conjoint ne travaille pas dans votre pays d’accueil, il pourrait être autorisé à retirer certaines sommes placées dans un REER en franchise d’impôt, en vertu des lois fiscales canadiennes. Il est aussi possible de profiter d’avantages fiscaux en cédant la propriété de certains biens à votre conjoint pendant que vous êtes un non-résident. La question de la fiscalité est de loin la plus importante à prendre en considération, car la moindre erreur peut entraîner de lourdes pénalités. M. Giacomodonato suggère donc de consulter des experts du domaine dans chacun des pays.

T.E. Mirador peut vous aider
• Nous pouvons évaluer les conséquences financières d’une affectation à l’étranger.
• Nous pouvons définir les avantages financiers possibles.
• Nous pouvons vous indiquer comment devenir un non-résident et préparer votre départ et votre retour au Canada.
• Nous pouvons remplir et transmettre vos déclarations de revenus au Canada.

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