L’inflation est peut-être faible, mais il faut en tenir compte

Même à ses faibles niveaux actuels, l’inflation gruge votre pouvoir d’achat et peut abaisser votre niveau de vie au fil du temps. Certains pensent même qu’elle pourrait être plus élevée que ce que les données publiées indiquent. Quel que soit son niveau, l’inflation est une force dont vous devriez toujours tenir compte.

Qu’est-ce que l’inflation représente pour vous? Est-ce un vieux souvenir – un fléau que les banques centrales ont combattu et vaincu à la fin du siècle dernier? Ou est-ce une préoccupation actuelle, puisque chaque fois que vous faites votre épicerie ou le plein d’essence, vous avez l’impression de payer plus cher? D’un côté, les banques centrales, comme la Banque du Canada, disent que l’inflation est maîtrisée, puisqu’elle demeure dans une fourchette cible de 1 % à 3 %. De l’autre côté, les gens voient leurs factures augmenter pour à peu près tout, du chauffage domestique aux aliments, pendant que les prix des logements et les marchés boursiers ne cessent de monter. Cette divergence entre ce qui est censé se passer en théorie et le resserrement perçu par les gens au niveau de leur porte-monnaie ne fait que faire ressortir à quel point il est important de tenir compte de l’inflation pour obtenir la sécurité financière à long terme.

Viser des rendements supérieurs à l’inflation

Même au taux quelque peu faible de 3 %, l’inflation réduit la valeur de l’argent de moitié en 25 ans. Cela signifie qu’un dollar aujourd’hui vaudra 50 cents en 2039 d’après son pouvoir d’achat. Autrement dit, pratiquement tout coûtera deux fois plus cher. Si vos avoirs ne croissent pas à un taux égal – supérieur, idéalement – à l’inflation, votre niveau de vie diminuera. Lorsque nous constituons des portefeuilles pour nos clients, notre objectif est d’obtenir une croissance à long terme supérieure à l’inflation, afin d’accroître leurs avoirs et de préserver leur pouvoir d’achat.

Un mal nécessaire?

Toute inflation n’est pas mauvaise. De fait, une certaine inflation est souhaitable, car elle est produite par la croissance économique. Le cycle économique comprend habituellement une phase d’accélération de la croissance qui conduit à des pressions inflationnistes sur les prix et les salaires, puis à des taux d’intérêt plus élevés. Les hausses de taux d’intérêt ralentissent la croissance économique et réduisent l’inflation. Les problèmes surviennent lorsque l’inflation devient trop élevée, comme dans les années 1970 et au début des années 1980, et diminue la valeur de la monnaie d’un pays. Cela dit, son contraire, la déflation, est pire, car les décisions de placement et d’achat sont alors reportées en raison de la baisse continue des prix. L’inflation peut être freinée en augmentant les taux d’intérêt, mais, comme le Japon le démontre depuis 30 ans, la déflation est une spirale descendante difficile à inverser une fois en place.

Pas trop ni trop peu

Le niveau idéal pour l’inflation dans les pays développés correspondrait aux fourchettes cibles des banques centrales – qui vont généralement de 1 % à 3 %, en taux annuel. Actuellement, le marché semble accepter ou prévoir une inflation légèrement supérieure à 
2 %, comme l’indique l’écart entre le taux des obligations ordinaires du Trésor américain à 10 ans et celui des obligations indexées à l’inflation du Trésor américain de même échéance. On s’inquiète toutefois de plus en plus de la possibilité que l’inflation mesurée par les indices de prix à la consommation ne soit pas fidèle à la réalité et que l’inflation soit beaucoup plus élevée que selon les données publiées. Il est certainement difficile de concilier les diverses bulles d’actifs – dans les domaines de l’art, des bijoux et de l’immobilier – et une inflation de 2 %. La Banque du Canada tient compte de deux mesures des prix à la consommation pour établir sa politique monétaire : l’IPC global et l’IPC de référence. Ce dernier indice de prix exclut certains éléments des dépenses courantes, comme l’essence et les fruits et légumes, car leurs prix ont tendance à fluctuer davantage que les autres et à être influencés par des facteurs temporaires, de sorte que l’inclusion de ces éléments pourrait masquer la tendance à long terme sous-jacente de l’inflation. Cela pourrait expliquer pourquoi bien des gens ont l’impression que l’inflation indiquée par les médias sous-estime souvent la véritable inflation.

Constitution d’une protection

La chose la plus importante concernant l’inflation est que votre plan financier et votre stratégie de placement vous procurent une protection adéquate. Tous ceux qui sont admissibles à des prestations de l’État, comme celles du Régime de pensions du Canada, du Régime de rentes du Québec et de la Sécurité de la vieillesse, ou qui participent au régime de retraite à prestations déterminées offert par leur employeur, jouissent d’une certaine protection contre l’inflation. Les prestations des régimes d’État sont indexées en fonction de l’IPC et la plupart des régimes à prestations déterminées comprennent une certaine forme d’indexation fondée sur l’IPC. Toutefois, si vous comptez surtout sur vos placements pour votre revenu de retraite, c’est la répartition de votre actif et votre choix de placements qui vous protégeront contre l’inflation.

Historiquement, les actions ont procuré une meilleure protection contre l’inflation que les obligations, car les entreprises peuvent transmettre les pressions inflationnistes à leurs clients en augmentant leurs prix, plutôt que de réduire leurs profits. Chez Conseillers en placements T.E., notre méthode pour contrer l’inflation consiste à veiller à ce que vous ayez suffisamment de placements en actions au sein d’un portefeuille équilibré, bien diversifié et conforme à vos objectifs de placement ainsi qu’à votre degré de tolérance au risque.

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