L’importance du pétrole

Hiver 2015

L’effondrement des prix mondiaux du pétrole a été l’événement économique marquant de 2014 et a des conséquences au Canada et partout dans le monde.

En tant que producteur et exportateur de pétrole, le Canada devrait enregistrer une perte économique nette aux niveaux actuels des prix du pétrole. Malgré un sommet dans la production nationale de pétrole depuis les années 1970, les États-Unis demeurent un important importateur d’énergie et devraient tirer un avantage net de la baisse des prix du pétrole. Dans l’ensemble, l’économie mondiale devrait aussi en profiter. En dépit de la réduction des dépenses d’investissement dans les projets de sables bitumineux et de pétrole de schiste, la production pourrait continuer d’augmenter en raison des investissements précédents, ce qui prolongerait le repli des prix du pétrole. De plus, la production de pétrole de schiste devrait se déplacer vers les sites les plus productifs et les plus rentables, ce qui réduirait la possibilité qu’une compression de l’offre fasse remonter les prix mondiaux dans un avenir proche.

Plus d’argent entre les mains des consommateurs et des entreprises

Les consommateurs, les propriétaires de maisons et de nombreuses entreprises profiteront directement et indirectement du repli des prix du pétrole. Si les prix du pétrole demeurent faibles, l’inflation restera sous sa cible et la Réserve fédérale américaine reportera vraisemblablement ses hausses de taux d’intérêt, ce qui maintiendra les taux des obligations gouvernementales à de bas niveaux et se traduira par des taux hypothécaires favorables au marché de l’habitation des deux côtés de la frontière. Les mises en chantier aux États-Unis devraient augmenter régulièrement au cours des prochaines années.

Les perspectives de l’économie américaine demeurent favorables

L’économie américaine a connu une forte poussée en 2014. En effet, l’accélération de la croissance du PIB réel, qui avait commencé au deuxième trimestre, s’est poursuivie le reste de l’année et devrait continuer en 2015. Le marché américain de l’emploi a enregistré des gains substantiels dans un large éventail de secteurs et d’industries, et le pays s’approche du plein-emploi. Bien que les salaires soient demeurés stagnants jusqu’ici, ils devraient augmenter graduellement en 2015. Les perspectives favorables de l’économie américaine, qui sont en partie attribuables à la baisse des prix de l’énergie, ont eu une forte incidence sur le dollar américain. Depuis juin, celui-ci s’est apprécié de 15 % par rapport à l’euro et de 9 % par rapport à un panier de devises pondérées en fonction des échanges commerciaux. Cette poussée du billet vert a une incidence négative sur la demande de matières premières, dont les prix sont généralement fixés en dollars américains. La forte augmentation des prix en monnaies locales se traduit par un fléchissement de la demande mondiale de matières premières.

L’économie canadienne opère un rééquilibrage

La reprise économique n’a pas été aussi forte au Canada qu’aux États-Unis. La croissance du PIB réel du Canada en 2014 a été nettement plus faible qu’aux États-Unis et le choc pétrolier négatif va accentuer l’écart de performance. Les provinces productrices de pétrole, comme l’Alberta, la Saskatchewan et Terre-Neuve, se voient forcées de se serrer la ceinture. La récente chute des prix du gaz naturel est une mauvaise chose pour la Colombie-Britannique, mais la hausse de la demande de bois d’œuvre en provenance des États-Unis devrait compenser quelque peu en 2015. En tant que province consommatrice de pétrole, l’Ontario devrait profiter de la diminution du coût de l’énergie et d’un dollar canadien plus concurrentiel, mais ces avantages prendront un certain temps à se concrétiser. Entre-temps, les dirigeants des entreprises canadiennes demeurent prudents, comme le montre la pause survenue dans la reprise de l’emploi en novembre et en décembre. Les gouvernements de tous les paliers sont préoccupés par les cibles budgétaires et le contrôle des dépenses. Par contraste, il n’y a pas de freinage budgétaire aux États-Unis pour la première fois depuis des années.

Cet article a été fourni par Conseillers en placements T.E. inc.

En bref

Croissance économique
Après un léger recul en août, le PIB a progressé respectivement de 0,4 % et de 0,3 % en septembre et en octobre. La croissance annualisée du PIB du Canada s’élevait à 2,3 % à la fin du mois d’octobre.

Inflation
Le taux d’inflation annuel est passé de 2,4 % en octobre à 2 % en novembre, en raison surtout de la baisse des prix de l’énergie.

Taux d’intérêt
La faiblesse des prix de l’énergie ayant modéré l’inflation, la Banque du Canada a réduit le taux cible du financement à un jour pour la première fois depuis septembre 2010.

Dollar canadien
Terminant l’année à 0,8620 $ US, le dollar canadien a continué de ressentir les effets du raffermissement du dollar américain.

Emploi
Le taux de chômage du Canada a augmenté de 0,1 % pour atteindre 6,6 %.

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