Les plans d’investissement à long terme sont conçus pour des moments comme ceux-ci!

Le 16 mars 2020, les marchés américains avaient perdu près de 25 % de leur valeur par rapport à leurs sommets de février, atteints durant la troisième semaine du mois. Puisqu’un recul de 20 % est considéré comme un marché baissier, nous sommes donc officiellement tombés en territoire baissier.

La plupart des marchés mondiaux ont enregistré un repli comparable. La baisse initiale a été déclenchée par la propagation de la COVID-19 à l’extérieur de la Chine, mais il s’agissait tout simplement du catalyseur que le marché attendait, autrement dit une raison de subir une correction. Celle-ci a été exacerbée par l’effondrement des prix de l’énergie imputable à l’incapacité des pays membres ou alliés de l’OPEP de s’entendre sur des mesures visant à soutenir le prix du pétrole – en particulier l’Arabie saoudite et la Russie. De plus, la peur et l’incertitude entourant la COVID-19 quant à l’ampleur de sa propagation et à ses effets sur l’économie mondiale ont créé une volatilité sans précédent, semblable à celle que nous avons connue lors de la crise financière de 2008.

Le repli en cours sur les marchés les a seulement ramenés à leur niveau de la fin de 2018, lorsqu’ils ont croulé sous l’effet de guerres commerciales et de craintes inflationnistes. Rappelons que lorsque les marchés ont subi des baisses comparables par le passé, ils s’en sont toujours remis. Nous ne cherchons pas à laisser entendre que le marché baissier dans lequel nous nous trouvons actuellement sera de courte durée ou que les marchés rebondiront rapidement. Cependant, les marchés ont grimpé de façon pratiquement ininterrompue pendant près de 11 ans, soit depuis mars 2009. Malgré le repli actuel de 25 %, le marché boursier américain affiche tout de même une hausse de plus de 14 % par année, plus de 11 ans après le creux atteint le 9 mars 2009, à la fin de la crise financière. Les marchés traversent des cycles, marqués par des corrections et des baisses.

Il est impossible de prédire quelles seront les répercussions de la COVID-19 sur les économies mondiales, mais les crises sanitaires précédentes, y compris celle du SRAS, n’ont pas eu d’effet dévastateur à long terme sur les économies et les marchés boursiers, si ce n’est une certaine panique et une certaine volatilité initiales alors que ces pandémies suivaient leur cours. Depuis 1983, nous avons connu neuf grandes épidémies, qui ont toutes entraîné une correction initiale, suivie par une remontée avec le temps. Les gouvernements du monde entier interviennent pour mettre en œuvre des mesures de relance afin de stimuler une reprise de l’économie. Des réductions des taux d’intérêt, ainsi que des mesures de relance monétaire et budgétaire, sont mises en œuvre prestement dans de nombreux pays pour soutenir les économies.

La situation en Chine semble s’être apaisée quelque peu; la réaction de ce pays à ce virus a été extrêmement dynamique, et l’Italie lui emboîte désormais le pas. Par conséquent, le nombre des cas d’infections à la COVID-19 signalés en Chine a baissé considérablement au cours de la dernière semaine. L’économie du pays a été en grande partie paralysée pendant un mois, et la croissance au premier trimestre sera négative. Cela dit, l’activité manufacturière reprend dans l’empire du Milieu et les choses s’améliorent progressivement. Le pire semble en effet être passé en ce qui concerne l’explosion des cas de COVID-19. Puisque les gouvernements d’Amérique du Nord et d’Europe devraient faire de même, il reste à espérer que les craintes s’apaiseront et qu’une reprise s’amorcera bientôt. C’est la peur de l’inconnu qui alimente la panique et la volatilité sur les marchés financiers.

Rappelons que pendant ce temps, les consommateurs continuent d’acheter des biens et des services, les entreprises poursuivent leurs activités et la Terre continue de tourner, comme en 2009. Un marché baissier offre des occasions d’achats, comme le passé nous l’a démontré à maintes reprises.

Voici ce que Gil Lamothe, gestionnaire principal du portefeuille d’actions canadiennes d’iACP, pense de la situation actuelle :
« Il ne faut jamais perdre de vue que, dans des moments comme celui-ci, le cours d’une action (ou de tout autre actif sous pression) ne reflète pas la valeur sous-jacente, mais bien le prix auquel quelqu’un est prêt à vendre l’action ou l’actif. Lorsqu’il y a un mouvement de panique, ce cours continue de baisser, indépendamment des fondamentaux de l’entreprise sous-jacente.

Les dividendes que nous ciblons en investissant dans des entreprises bien établies continuent d’être versés, et c’est ce flux de revenus qui constitue la véritable valeur de votre portefeuille.

Le repli actuel des marchés donne lieu à de rares occasions d’achats. Plus précisément, nous commençons à voir des rendements en dividende de 5 %, 6 % et même 7 % pour nos banques canadiennes, qui n’ont jamais suspendu ou abaissé leurs dividendes au cours des 21 années au cours desquelles j’ai géré des actions canadiennes. Nous attendons patiemment que les marchés mondiaux aient saisi l’ampleur des répercussions économiques du coronavirus. Cela pourrait prendre un certain temps, et nous sommes certains que cette volatilité se poursuivra. Il est très risqué d’agir, que ce soit en achetant ou en vendant, lorsque les marchés sont en proie à des comportements irrationnels. »

En pareilles circonstances, nous réitérons notre message clé, comme nous l’avons fait durant la crise financière de 2008-2009, la crise des dettes souveraines en Europe en 2011, l’effondrement des prix de l’énergie en 2015 et l’intensification des craintes d’une récession à la fin de 2018 : ne dérogez pas à votre plan d’investissement à long terme. Ne prenez AUCUNE décision sous le coup de la spéculation ou de la panique.

Steven Belchetz, Vice-président principal
Conseillers T.E., une société membre de iA Conseil en placement inc.

Rien dans le présent document ne doit être considéré comme des conseils en placement. Veuillez toujours consulter votre conseiller en placement avant de prendre une décision de placement. Des commissions, des commissions de suivi, des frais et des charges de gestion, des frais et des charges de courtage peuvent être exigés pour les placements.

Les articles publiés dans ce site Internet sont de portée générale et présentés uniquement à titre informatif. Vous devez obtenir les conseils d’un professionnel avant d’entreprendre toute action fondée sur les informations contenues dans ces articles. Aucune référence à des tierces parties ne doit être interprétée comme une approbation de, ou un appui pour, ces tierces parties, leurs conseils, informations, produits ou services. Les marques de commerce mentionnées dans ce site Internet sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.

0 replies

Leave a Reply

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *