Les marchés sont en hausse, mais la volatilité persiste

Les marchés sont en hausse, mais la volatilité persiste

Les investisseurs qui ont suivi le dicton « vendez en mai et partez » sont revenus de leurs vacances estivales avec de profonds remords. La remontée qui a débuté au printemps s’est poursuivie tout l’été. Ceux qui ont tenu bon ont vu leurs placements en actions et en obligations réaliser des gains considérables.

Actions

Tant les marchés développés que les marchés émergents du monde entier ont effectué une forte remontée au troisième trimestre. Après avoir progressé de 10,61 % au cours du trimestre, les actions canadiennes affichent maintenant un rendement positif sur un an, l’indice S&P/TSX étant en hausse de 0,51 %. Depuis que les marchés ont atteint leur dernier creux en mars, le S&P/TSX a augmenté de presque 50 %. La remontée au troisième trimestre est surtout attribuable à trois secteurs clés : les services financiers (15,5 %), les matériaux (12,4 %) et l’énergie (9,91%). La tendance haussière a été presque généralisée, alors que seul le secteur des biens de consommation de base (qui n’a pas beaucoup reculé lors de la chute des marchés) a affiché un rendement légèrement négatif (1,63 %). De manière générale, les titres qui ont le plus progressé au cours de cette reprise sont ceux qui affichaient des pertes importantes plus tôt cette année. Les services financiers, entre autres, sont en hausse de 77,7 % depuis la fin de mars.

Les marchés internationaux ont été tout aussi vigoureux. L’indice MSCI EAEO a augmenté de 10,18 % au cours du trimestre et de 4,43 % depuis un an. Depuis le 1er mars, il a grimpé de 34,46 %. Les marchés émergents, représentés par l’indice MSCI EMF, ont continué de produire des résultats supérieurs en progressant de 11,63 % pendant le trimestre et de 20,83 % depuis un an. En dollars américains, le marché des États-Unis a connu un trimestre brillant et l’indice S&P 500 a augmenté de 15,61 %, même si son rendement depuis un an demeure négatif (-6,91 %).Toutefois, les investisseurs canadiens ont obtenu des rendements plus modestes de leurs placements américains, compte tenu de l’affaiblissement du dollar américain. En dollars canadiens, l’indice S&P 500 a avancé de 6,62 % au cours du trimestre et a reculé de 5,83 % depuis un an.

Par le passé, les marchés ont eu tendance à anticiper la reprise économique environ six mois avant qu’elle ne se produise. Il est évident que la chute spectaculaire des marchés en mars n’était pas motivée par données fondamentales et, comme les marchés scrutent ces données afin d’y détecter tout signe de reprise, ils sont les sensibles (peut-être hypersensibles) à chacune des données économiques qui sont publiées. Tant que la reprise ne sera pas clairement entamée, on peut s’attendre à ce que la volatilité des marchés demeure intense. La relance qui s’est amorcée dans quelques secteurs en mars est maintenant plus généralisée, ce qui indique un certain optimisme sur les marchés. Reste à savoir si ce sentiment va persister.

Titres à revenu fixe

Comme dans le cas des actions, le segment du marché des titres à revenu fixe qui a le plus reculé au début de la crise financière affiche maintenant les gains les plus importants. Le retour en force des obligations de sociétés a été le principal moteur de la remontée des obligations. L’indice obligataire universel DEX a augmenté de 2,71 % au cours du trimestre terminé le 30 septembre 2009 et de 10,34 % depuis un an. Les obligations de sociétés ont enregistré un gain de 4,47 % pendant le trimestre, tandis que les obligations gouvernementales ont avancé de 1,19 %. Sur un an, les obligations de sociétés ont augmenté de 14,83 %, soit presque deux fois la hausse affichée par les obligations gouvernementales (7,66 %). Cependant, l’immense écart qui séparait les rendements des obligations de sociétés et des obligations gouvernementales plus tôt cette année se rétrécit. Celui-ci revient à un niveau plus caractéristique des périodes de récession à mesure que s’atténue l’extrême aversion que suscitait le risque des obligations de sociétés. Après avoir atteint les 5 %, les écarts se situent maintenant entre 0,75 % et 1,5 %.

Devises

Au troisième trimestre, le dollar canadien s’est apprécié de 8,43 % par rapport au dollar américain, en raison surtout de l’affaiblissement du dollar américain et des perspectives économiques plus positives au Canada. Depuis mars, le dollar a grimpé de 18,5 %, mais il affichait une baisse de 1,14 % sur un an au 30 septembre 2009. Le dollar américain a été la devise « refuge » pendant la crise financière, mais comme la solidité de l’économie américaine et la capacité des États-Unis à contenir la croissance du déficit national continuent de soulever des doutes, la tendance s’est inversée et le dollar américain montre des signes de faiblesse.

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