Les études universitaires gratuites : c’est encore possible au Québec

Par Mathieu Sabourin, conseiller adjoint, B.Comm., Adm.A., Pl.Fin.
Le 23 avril 2014

Bien avant que mes enfants viennent au monde, une de mes préoccupations a toujours été de payer pour leurs études. Mes parents l’ont fait pour moi et c’est très important pour moi de faire la même chose pour eux. Même si l’université est encore très loin (mon plus vieux, Zakary, aura bientôt 5, ans et ma plus jeune, Rose, vient d’avoir 2 ans), j’ai commencé à épargner dès leur naissance.

Au Canada, nous avons la chance d’avoir le programme du régime d’épargne-études (REEE), par lequel les gouvernements nous aident dans notre démarche en tant que parents, grands-parents ou tuteurs.

Sans entrer dans les détails : en déposant 1 000 $ dans un REEE, les gouvernements vont déposer une subvention pour épargne-études de 200 $ au fédéral et de 100 $ au provincial. La cotisation maximale de 2500 $ par année donne droit à la subvention maximale de 500 $ pour le fédéral et de 250 $ pour le provincial, par année et par enfant.

Comme c’est l’étudiant qui sera imposé sur les retraits de la subvention pour épargne-études et du rendement quand viendra le moment de retirer les fonds, très peu d’impôts seront payés sur ces montants, puisque souvent l’étudiant n’a pas un revenu élevé. Par ailleurs, le capital investi peut toujours être retiré sans incidence fiscale. Pour plus de détails sur les règles encadrant le REEE, voir http://www.cra-arc.gc.ca/tx/ndvdls/tpcs/resp-reee/menu-fra.html

C’est bien intéressant tout cela, mais combien dois-je mettre de côté chaque année afin de m’assurer d’en avoir assez?

En déposant 1 000 $ par année pendant 18 ans à un taux de rendement de 3,75 %, je me retrouve avec un capital approximatif de 27 500 $. Considérant qu’un étudiant aura besoin d’approximativement 5 000 $ (en dollars d’aujourd’hui) par année pendant quatre ans, il restera un peu plus de 6 000 $ au compte à la fin des études. Ce montant me reviendra donc sans incidence fiscale puisque c’est un retour d’une partie du capital investi. J’ai donc investi 12 000 $ pour financer 20 000 $ de frais d’études (en dollars d’aujourd’hui). Intéressant!

Et qu’est-ce qui arrive si je dépose un peu plus tous les ans, disons 2 000 $? Après 18 ans mon capital sera d’approximativement 67 000 $. Après avoir payé quatre ans d’études à 6 500 $ par année (un peu plus que dans le scénario précédent afin de m’assurer que les impôts sont payés par l’étudiant à un taux beaucoup moindre), il me restera 36 000 $ que je pourrai retirer sans incidence fiscale, puisque ce montant représente le capital que j’ai déposé au cours des années.

Je viens donc de financer quatre ans d’études sans sortir un sou de mes poches: c’est le genre de chose qui m’intéresse!

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