L’économie américaine prête à reprendre sa croissance

Hiver 2013

Si on parvient à débloquer l’impasse budgétaire aux États-Unis, l’économie américaine devrait prendre du mieux selon divers indicateurs. La Chine montre aussi des signes de reprise et devrait atteindre son taux de croissance cible pour 2013, soit 7,5%. Au Canada, la croissance économique ralentit et en Europe, la Banque centrale européenne prévoit une contraction de 0,3% du PIB réel en 2013.

L’économie américaine semble en meilleur état qu’il y a trois mois. Le Congrès a trouvé une solution adéquate au problème de l’expiration des réductions d’impôt adoptées par l’administration Bush et l’économie affiche une tendance à la hausse. Même si la crise du mur budgétaire s’est quelque peu dissipée, elle ne sera pas réglée avant la fin de février ou le début de mars, alors que le plafond de la dette sera atteint et que le Trésor américain aura épuisé toutes les manœuvres comptables pour payer ses comptes. Le gouvernement des États-Unis a temporairement reporté la réduction de ses dépenses jusqu’à ce que l’atteinte du plafond de la dette ne déclenche une autre crise et force une entente globale, ce qui devrait améliorer la stabilité financière à long terme aux États-Unis. Dans cette éventualité, l’économie américaine suscitera de nouveau la confiance et la situation économique devrait se redresser.

Le marché de l’habitation se redresse

Les relents de la dernière récession qui freinaient la croissance économique aux États-Unis ont en bonne partie disparu – les ménages ont assaini leurs bilans et les banques se montrent disposées à accorder des prêts. Les ventes d’automobiles, autre indice de la confiance des consommateurs et de l’accessibilité au crédit, sont à leur plus haut niveau depuis 2007. En outre, le marché américain de l’habitation a commencé à se redresser. L’augmentation annuelle du prix des maisons s’accélère, ce qui permet aux ménages d’améliorer leurs bilans. Après avoir été refoulée, la demande a repris grâce à la hausse de l’emploi, au regain de confiance des consommateurs et à l’accès accru au crédit des banques. Pendant la période de six ans terminée en 2012, il y a eu en moyenne 800 000 mises en chantier par année aux États-Unis, même si on estime la demande démographique à long terme à 1,5 million d’unités par année.

Saine croissance du PIB

Autre facteur positif, les derniers événements dans le secteur américain de l’énergie devraient contribuer à l’amélioration de l’économie. Aux États-Unis, le marché en plein essor des gaz et huiles de schiste a des conséquences favorables sur l’emploi et les revenus. La production intérieure de pétrole a augmenté de 25 % depuis 2008, tandis que la consommation est demeurée stable. Par conséquent, les importations de pétrole sont en baisse et elles pourraient être réduites de moitié d’ici la fin de la décennie. Grâce à l’évolution des marchés de l’habitation et de l’énergie et à la faiblesse continue des taux d’intérêt, les perspectives économiques se sont améliorées aux États-Unis. À la fin de 2012, l’économie américaine se portait déjà mieux que prévu; on estimait en effet que la croissance du PIB au troisième trimestre de 2012 serait de 3,1 % et on prévoyait qu’elle s’établirait à 2,6 % au quatrième trimestre.

Une situation différente au Canada

Dans l’ensemble, la croissance économique a été plus faible au Canada qu’aux États-Unis. Contrairement à ce qu’on observe aux États-Unis, le marché canadien de l’habitation est en perte de vitesse et les ménages ont un fort taux d’endettement. Les exportations accusent une diminution constante – le déficit de la balance des paiements du compte courant s’est alourdi au Canada, où il s’établit actuellement à 4,1 % du PIB contre 3,0 % aux États-Unis. La faiblesse du commerce extérieur est surtout attribuable au secteur de l’énergie, étant donné la baisse de la demande des États-Unis et la capacité limitée des oléoducs. L’influence du secteur de l’énergie sur l’économie suscite de plus en plus d’inquiétude et certains projets d’exploitation des sables bitumineux pourraient être retardés. Le prix de référence du pétrole canadien est fortement réduit, ce qui contribue aux déficits budgétaires en Alberta et amplifie l’incertitude. Le tableau de l’emploi est plus encourageant. Le taux de chômage au Canada à la fin de 2012 était à son plus bas niveau depuis décembre 2008. L’augmentation du nombre d’emplois a été particulièrement impressionnante dans la région métropolitaine de Toronto, qui bénéficie d’une économie diversifiée.

En bref

Croissance économique
La croissance du PIB au Canada a ralenti de 0,6 % pendant le trimestre de juillet à septembre.

Inflation
Le taux d’inflation annualisé au Canada à la fin de novembre a reculé à 0,8 %.

Taux d’intérêt
La Banque du Canada et la Réserve fédérale américaine ont toutes deux maintenu leur taux directeur à un bas niveau.

Dollar canadien
Le dollar canadien se négocie dans une fourchette étroite et a terminé l’année 2012 à 1,0067 $ US.

Emploi
Grâce à une forte augmentation du nombre d’emplois au Canada, le taux de chômage a diminué à 7,1 %.

Cet article a été rédigé par Conseillers en placements T.E. inc.

Les articles publiés dans ce site Internet sont de portée générale et présentés uniquement à titre informatif. Vous devez obtenir les conseils d’un professionnel avant d’entreprendre toute action fondée sur les informations contenues dans ces articles. Aucune référence à des tierces parties ne doit être interprétée comme une approbation de, ou un appui pour, ces tierces parties, leurs conseils, informations, produits ou services. Les marques de commerce mentionnées dans ce site Internet sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.

0 replies

Leave a Reply

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *