Le monde est petit

Automne 2012

C’est en 1964 que Walt Disney a présenté la chanson intitulée It’s a small world (« le monde est petit ») aux visiteurs de la Foire internationale de New York. Depuis, l’explosion de la technologie, du transport et des voyages qui s’en est suivie semble avoir rendu la planète encore plus petite, tout en augmentant notre empreinte économique. Selon la Banque mondiale, le PIB mondial était à un peu moins de 1,78 billion de dollars américains en 1964. En 2011, la production économique mondiale s’élevait à 69,99 billions de dollars américains, soit une augmentation de près de 4 000 %, tandis que la population mondiale n’a pas tout à fait doublé au cours de la même période. Durant ces années, les progrès réalisés au chapitre de la technologie et du transport ont fait en sorte que les marchés sont désormais plus intégrés. Des matières premières sont extraites du sol d’un pays, raffinées dans un deuxième pays, puis transformées en produits finis dans un troisième pays. Il suffit de jeter un coup d’œil autour de vous pour constater à quel point la mondialisation fait partie de votre quotidien. De la nourriture aux vêtements, en passant par les médicaments sur ordonnance et les produits électroniques, tout ce que vous trouvez chez vous est le fruit de la « collaboration internationale ».

Pour certains, la mondialisation a commencé avec l’avènement de la Route de la soie en Asie. D’autres croient que ses débuts remontent à la découverte du Nouveau Monde par Christophe Colomb. Cela dit, la mondialisation, telle qu’on l’entend aujourd’hui, dépasse largement le cadre du commerce international. De nos jours, l’intégration des marchés et l’interdépendance des économies sont au cœur de la mondialisation. Ceci a changé les règles du jeu en matière de placements internationaux pour les investisseurs.

Auparavant, la diversification internationale visait principalement à exposer un portefeuille à différents pays et à différentes régions, car ils n’évoluaient pas tous en tandem. Toutefois, comme on pouvait le lire dans la section « Report on Business » du Globe and Mail du 8 octobre 2012, « lorsque la Chine éternue, le reste du monde attrape le rhume… ». Dans une économie mondiale intégrée, la situation économique des divers pays et régions est donc fortement corrélée. Toutefois, le ralentissement actuel de l’économie mondiale nous a montré que si certains pays connaissent une croissance anémique, bon nombre d’entreprises actives dans ces mêmes pays réussissent malgré tout à réaliser de solides bénéfices.

La réussite d’une entreprise pourrait ne pas dépendre seulement du pays dans lequel elle est établie, car elle peut tirer une part importante de ses revenus et de son bénéfice des marchés étrangers. Des fabricants d’articles de luxe, comme Hermès, sont peut-être installés en Europe, région de faible croissance à l’échelle mondiale s’il en est une, mais ils ont tout de même réussi à réaliser de très bonnes ventes auprès des nouveaux riches des pays en développement. De son côté, puisqu’il est actif partout au monde, le géant alimentaire suisse Nestlé réussit à tirer parti de la croissance économique, peu importe où elle se produit. Lorsque certains pays ou certaines régions sont sous tension, les investisseurs s’en désintéressent rapidement, ce qui a pour effet de tirer à la baisse leurs marchés boursiers, situation qui peut faire chuter les actions de bonnes sociétés à des prix très alléchants. L’investisseur qui fait des placements internationaux doit donc se préoccuper de l’état de santé des sociétés qui l’intéressent plutôt que de la conjoncture économique des pays dans lesquels ces sociétés sont établies.

Dès qu’il est question de l’importance des placements internationaux, le fait que le Canada ne représente que 3 % du PIB mondial revient toujours sur le tapis. Quiconque se sert de cet argument essaie en fait de mettre en lumière que 97 % de la production économique mondiale provient du reste de la planète. Cela dit, le Canada figure presque constamment parmi les 10 premiers pays en importance à l’échelle mondiale sur la base du PIB. Or, pour démontrer l’importance de la diversification internationale, mieux vaut évoquer la concentration du marché boursier canadien. La valeur de l’indice S&P/TSX 
est en effet concentrée dans trois secteurs d’activité (l’énergie, les matériaux et les services financiers), et deux de ces secteurs reposent sur les produits de base, tandis que les trois sont liés aux aspects conjoncturels de l’économie. De plus, le marché canadien ne procure que très peu d’exposition à plusieurs autres secteurs, dont la technologie et les soins de santé. Compte tenu de ce manque de diversification du marché canadien, vous devez vous tourner vers d’autres marchés pour équilibrer votre portefeuille et participer à l’ensemble de l’économie. Parmi les autres bonnes raisons d’investir à l’extérieur du Canada, notons l’importance de détenir une participation dans les chefs de file de leur secteur d’activité respectif, les Coca-Cola, BMW et Samsung de ce monde, par exemple. Rappelons qu’au palmarès des 100 meilleures marques de 2012 compilé par Interbrand, seules BlackBerry et Thomson Reuters sont des sociétés canadiennes.

Compte tenu des piètres perspectives économiques de plusieurs régions du globe, il est tout à fait compréhensible que les investisseurs canadiens hésitent à s’aventurer sur les marchés étrangers. Notre économie était en bien meilleure posture que la plupart des autres économies à la sortie de la crise financière, et notre marché boursier est revenu en force, avant de céder le pas aux marchés boursiers des États-Unis, de l’Europe et des marchés émergents au cours de la dernière année. Votre politique de placement recommande cependant de détenir une proportion appropriée d’actions internationales au sein d’un portefeuille équilibré, ce qui vous permet de bénéficier d’une meilleure diversification et d’un potentiel de croissance supérieur, tout en gérant le degré de risque. Bref, il s’agit des principaux ingrédients d’une réussite à long terme en matière de placement.

Cet article a été fourni par Conseillers en placements T.E. inc.

 

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