Le dernier chapitre

Automne 2012

Dans ce dernier article d’une série de quatre, nous examinons les dernières années de la retraite, cette étape de la vie durant laquelle vous êtes moins actif et où les gens qui vous entourent s’occupent de vous.

Rares sont ceux qui attendent cette dernière phase de leur retraite avec impatience. En effet, on contemple rarement le dernier chapitre de notre vie avec ravissement. Vous conviendrez que de voir ses capacités réduites, de perdre des amis ou des membres de sa famille, de vivre des changements indépendants de notre volonté et de faire face au risque accru de maladie et d’invalidité n’ont rien de très réjouissant. Cela dit, compte tenu des progrès de la médecine et de l’espérance de vie en hausse, de plus en plus de gens dépassent facilement le plateau des 90 ans, et certains se permettent même de franchir le cap des 100 ans (voir Serez-vous centenaire? ci-dessous). Si vous avez le bonheur d’avoir des personnes âgées dans votre entourage, vous savez que la plupart d’entre eux sont très heureux d’être encore parmi nous. Évidemment, c’est tout à fait légitime de s’inquiéter, mais comme l’a dit un jour Maurice Chevalier, « si l’on pense à l’alternative, vieillir n’est pas si mal ».

Composer avec le changement

Souvent considérée comme une période de ralentissement et de retrait de la vie active, la vieillesse peut également être une période de changement extrême. Prenons l’exemple d’une dame qui a vécu toute sa vie de façon autonome dans sa maison et qui doit soudainement déménager parce qu’elle a besoin de soins de longue durée. Tout ce qui lui était familier – son environnement, ses voisins et sa routine quotidienne – changera de façon dramatique. Imaginez faire face à tous ces changements lorsque vos facultés mentales ne sont plus ce qu’elles étaient. Si vous pensez que vous devrez bientôt aider vos parents à faire cette transition ou si vous-même devrez la faire prochainement, le simple fait d’être préparé et d’avoir un plan vous permettra de réduire de façon considérable le stress et l’incertitude liés à cet épisode de la vie.

Premièrement, que ce changement soit imminent ou non, vous devez vous renseigner sur les options offertes, et déterminer ce que vous préférez et ce que vous pouvez vous permettre. Au chapitre des soins, des activités et des services offerts, ainsi que de la qualité des établissements, une foule de choix s’offrent à vous, de l’établissement qui ressemble à un hôtel 5 étoiles jusqu’à celui qui a tout de la bonne vieille résidence universitaire. Fait à noter également, la part prise en charge par l’État et la somme que vous devrez débourser varient selon la province dans laquelle vous habitez. Grâce à certains organismes et réseaux, dont le réseau de soins aux aînés de T.E. Mirador, vous avez accès à une variété de ressources pour vous aider à faire votre choix. En étant informé avant que ne frappe la tempête, vous serez plus à même de prendre une décision éclairée.

Faire face à la démence

Bien des gens croient que la maladie d’Alzheimer et les autres formes de démence sont un passage obligé pour quiconque atteint un âge canonique, mais selon la Société Alzheimer, trois personnes sur quatre de plus de 85 ans ne sont pas touchées par l’Alzheimer. Toutefois, si jamais vous recevez un diagnostic d’Alzheimer ou d’autres formes de démence, vous devez alors prendre les décisions importantes le plus rapidement possible. Il pourrait évidemment s’écouler plusieurs années avant que les dispositions que vous avez prévues soient mises en œuvre, mais en ayant ainsi pris les devants, vous serez assuré que vos souhaits seront respectés. À l’aide des documents requis dans votre province de résidence, nommez les mandataires qui pourront prendre les décisions d’ordre financier et juridique pour vous, tout en s’occupant des questions relatives à vos soins futurs. Essayez de déterminer le type de soins dont vous aurez besoin et cherchez des établissements qui accueillent des patients atteints de démence. Afin d’éviter les déménagements multiples, renseignez-vous pour savoir si les soins offerts correspondent à ceux dont vous aurez besoin à mesure que la maladie progressera.

Trouver les fonds requis

Les soins peuvent être coûteux, et si vous en avez besoin, ils pourraient grever lourdement votre budget mensuel, ce qui pourrait restreindre vos liquidités. Si vous avez besoin de soins médicaux prolongés, vous devrez réexaminer votre plan financier. Lorsque vous évaluez les options qui s’offrent à vous et que vous tentez de déterminer ce que vous pourrez vous permettre, assurez-vous de prévoir ces petits extras qui s’ajouteront à vos coûts, dont les frais liés aux repas, au transport et aux activités diverses. Si vous déménagez, le fruit de la vente de votre maison pourrait vous aider à payer les soins dont vous aurez besoin.

Vous devrez peut-être changer la façon dont vous investissez votre argent à mesure que vous vieillissez. Selon l’évolution de votre situation personnelle, vous pourriez devoir puiser dans vos économies plus rapidement que prévu. À l’inverse, si vous avez moins besoin de vos liquidités et si vous investissez dans le but de laisser un héritage, la composition de votre portefeuille sera différente que lorsque votre but était d’avoir les liquidités requises pour faire face à vos obligations courantes. Prenez le temps de passer en revue vos objectifs de placement à la lumière de vos nouvelles priorités et, s’il y a lieu, rajustez votre portefeuille en conséquence.

La solution de rechange

Songez sérieusement à ce que vous voulez à la fin de vos jours et à ce que vous voulez laisser derrière vous, puis prenez soin de bien documenter vos décisions. Les directives que vous donnerez quant à vos soins et aux mesures de maintien de la vie feront en sorte que vos souhaits seront respectés le moment venu. N’oubliez pas de passer en revue votre plan successoral afin de vous assurer qu’il traduit toujours vos volontés. S’il advenait que vous soyez privé de vos capacités légales, vous ne pourrez plus mettre à jour votre testament. De plus, en faisant vous-même vos préarrangements funéraires, vous éviterez à vos proches d’avoir à prendre des décisions dans des moments particulièrement difficiles. Peu importe ce que vous décidez, informez les membres de votre famille afin que tous soient bien au courant de vos intentions. Vous éviterez ainsi tout différend inutile au sein de votre famille.

Questions familiales

Faites connaître vos volontés dès maintenant,
sinon vous laisserez aux autres le soin de prendre des décisions pour vous. Si vos proches ne connaissent pas vos intentions, ils hériteront d’une tâche plutôt lourde, sans compter qu’une telle situation pourrait donner lieu à des conflits. Cette conversation est difficile, mais néanmoins importante. Tenez les membres de votre famille au courant de ce que vous envisagez, de ce qui vous préoccupe et de la façon dont vous pensez procéder. N’hésitez pas à demander de l’aide si vous en avez besoin. Si le courriel peut être utile pour informer sommairement les gens de vos intentions et pour transmettre la même information à tous, il n’y a rien de tel qu’une bonne discussion en personne pour vous assurer que vos proches comprennent bien vos décisions.

Les adultes qui sont confrontés à une telle situation doivent faire preuve de patience et laisser leurs parents prendre la décision avec laquelle ils se sentent le plus à l’aise. En cas de crise, essayez de faire en sorte que vos parents aient le temps voulu pour assimiler les décisions qui doivent être prises. En leur imposant trop rapidement vos décisions, vous réglerez peut-être le problème à court terme, mais vous risquez de provoquer du ressentiment chez eux, sans compter que vous pourriez vous-même éprouver un sentiment de culpabilité tenace par la suite.

La poète Edith Sitwell a dit : « L’hiver est la saison du réconfort, de la bonne chère et de la chaleur, d’une main amie tendue et des conversations au coin du feu; c’est la saison du foyer. » Alors que nous approchons lentement de l’hiver et que les familles planifient déjà leurs rencontres du temps des Fêtes, il y aurait peut-être lieu de profiter de l’occasion pour discuter des dernières années de la retraite.

 

Serez-vous centenaire?

En 2061, lorsque tous les baby-boomers auront traversé les années, l’on s’attend à ce que quelque 80 000 personnes célèbrent leur 100e anniversaire de naissance. D’ailleurs, les centenaires représentent actuellement le groupe démographique qui augmente le plus rapidement au Canada, et leur nombre devrait doubler au cours des 10 prochaines années. Selon le New England Centenarian Study, les chances de vivre jusqu’à au moins 100 ans dépendent de :

• votre sexe – plus de femmes atteignent le plateau des 100 ans

• votre relation avec la cigarette – les fumeurs n’ont pas de chance

• votre tour de taille – vaut mieux rester mince

• votre capacité à vous détendre – les centenaires gèrent mieux le stress

• vos gènes – vous avez de meilleures chances si un de vos parents ou grands-parents a eu une longévité exceptionnelle

 

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