La récession pourrait être moins grave au Canada

La récession pourrait être moins grave au Canada

Hiver 2009

Les bases plus solides de l’économie canadienne

Même si l’économie canadienne ne peut éviter les répercussions de la grave récession aux États-Unis, les particuliers tout comme les entreprises du Canada amorcent la crise sur de meilleures bases financières. La proportion des dettes des ménages canadiens par rapport à leurs actifs est beaucoup plus faible que chez nos voisins du sud, et les propriétaires canadiens ne sont pas confrontés à la même crise hypothécaire qu’aux États-Unis. De plus, les entreprises canadiennes s’engagent dans la récession avec d’excellents taux de rentabilité. Dans les deuxième et troisième trimestres de 2008, les bénéfices en proportion du PIB ont grimpé au niveau record de 15 %.

Le marché de l’emploi résiste

Bien que l’on puisse s’attendre à une augmentation du chômage, l’emploi au Canada a fait très bonne figure tout au long de 2008. À titre d’indicateur des ventes de propriétés, la relative stabilité du marché canadien est en net contraste avec les baisses constantes aux États-Unis.

Un système bancaire solide

Les banques canadiennes sont en meilleure forme que leurs homologues américains et nous pouvons nous attendre à ce qu’elles soutiennent la vente de maisons et la construction résidentielle. Bien que les banques de chez nous aient constitué des réserves et fait preuve de plus de réticence en matière de prêts, cette situation devrait s’améliorer lorsque la panique financière aux États-Unis commencera à perdre en intensité au début de 2009.

Désavantages à venir pour les consommateurs

Deux facteurs vont aider à stimuler les dépenses de consommation : la baisse des taux hypothécaires et la réduction des coûts d’énergie. Tous deux ont en effet le potentiel de mettre de l’argent dans les poches des consommateurs. De plus, l’importante diminution du prix des produits et des matériaux de base ainsi que la pression à la baisse sur les salaires de construction rendront les nouveaux projets immobiliers plus abordables. La diminution des salaires et des prix donnera à la Banque du Canada la marge de manœuvre nécessaire pour continuer à réduire son taux directeur.

L’importance de faire la part des choses

Malgré la puissante vague de pessimisme qui s’est abattue sur les consommateurs, les propriétaires et les entreprises, un certain nombre de facteurs indiquent que les perspectives ne sont pas aussi sombres que certains le prétendent. Grâce à une politique économique entièrement différente, il est peu probable que nous revivions une crise comme celle des années 1930. Entre août 1929 et mars 1933, le ralentissement de l’économie américaine aura duré 43 mois. Or, le repli actuel du marché américain dure déjà depuis 12 mois, et il ne devrait pas se prolonger au-delà de la fin de 2009.

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