La meilleure stratégie pour votre CELI

Lorsque la première Grande course au CELI du magazine MoneySense a été lancée, en 2013, l’objectif était de découvrir ce que les Canadiens avaient réussi à faire avec le compte d’épargne libre d’impôt (CELI). De toute évidence, ils avaient réussi pas mal de choses, surtout s’ils avaient misé gros dans leur choix de placements. En effet, avant même que commence la course de 2014, le magazine avait déniché un couple qui avait placé tous leurs droits de cotisation combinés de 62 000 $ dans un seul titre coté en cents et qui avait depuis accumulé plus d’un million de dollars dans son CELI*. Nous n’irions certainement pas jusqu’à vous recommander de prendre un tel risque, mais il reste que la clé du succès, avec le CELI, est de miser sur la croissance. De plus, grâce à l’augmentation des droits de cotisation annuels, 10 000 $ à partir de cette année, le CELI est désormais un véritable créateur de richesse. Qui plus est, n’oublions pas qu’il est entièrement libre d’impôt!

Tirez pleinement parti du congé d’impôt

Avant la création du CELI, en 2009, le seul moyen qu’avaient les Canadiens de reporter l’impôt sur leurs gains de placement consistait à investir dans un compte enregistré visant un but précis, soit l’épargne-études, l’épargne ou le revenu de retraite ou l’épargne-invalidité. Grâce au CELI, ils peuvent maintenant accumuler du capital et l’utiliser comme bon leur semble, sans payer d’impôt sur leurs gains. L’approche traditionnelle en planification fiscale voudrait qu’on regroupe les placements productifs d’intérêts dans un CELI parce que les revenus d’intérêts seraient, autrement, imposés au taux marginal le plus élevé. Cela dit, comme les taux d’intérêt actuels se situent à des planchers historiques, se servir du CELI uniquement pour investir dans un compte d’épargne à taux d’intérêt élevé ou dans des certificats de placement garanti équivaudrait à gaspiller une bonne partie du congé d’impôt qu’offre le CELI. Selon Brent Soucie, conseiller au bureau de Toronto, « il faudrait idéalement que les fonds du CELI fructifient le plus rapidement possible et le plus longtemps possible. Plus votre CELI fructifie, plus vous pouvez en tirer parti sans payer le moindre impôt. »

N’oubliez pas votre stratégie de placement

Ainsi, il serait préférable d’utiliser son CELI pour faire le plein de titres de croissance, et surtout d’actions étrangères productrices de dividendes (sachant qu’il y a parfois des retenues à la source sur les dividendes étrangers), ainsi que d’autres titres pour lesquels il n’y a pas d’allégement fiscal au Canada. Comme le mentionne M. Soucie, il faut toutefois faire attention de ne pas laisser les économies d’impôt vous faire oublier votre stratégie de placement. « Avant de placer votre argent à un endroit précis, vous devriez toujours établir une stratégie globale, avec une répartition de l’actif bien pensée et fondée sur vos objectifs financiers. Une fois ce plan en place, libre à vous de diriger ensuite vos placements vers les comptes où ils seront le moins imposés », souligne M. Soucie.

Robert Broad, vice-président et conseiller en placements, fait remarquer que c’est ainsi que Conseillers en placements T.E. structure les portefeuilles de ses clients. « La plupart des gens ont à la fois des comptes exempts d’impôt, des comptes à imposition différée et des comptes sans avantage fiscal. Bien que les montants investis dépendront des besoins, et afin d’augmenter les réductions d’impôt, nous aurons tendance à concentrer les titres à revenu fixe dans les comptes à imposition différée, les actions canadiennes dans les comptes à imposition immédiate (pour tirer parti du crédit d’impôt pour dividendes et de l’imposition de seulement 50 % des gains en capital) et les titres étrangers dans le CELI », explique M. Broad.

Entre le REER et le CELI, votre cœur balance?

Maintenant que les droits de cotisation au CELI sont passés à 10 000 $ par année, vous vous demandez peut-être quel est le meilleur outil d’épargne-retraite entre le CELI et le REER? Cela dépend largement de vos fourchettes d’imposition actuelle et future. Le CELI et le REER diffèrent sur deux points : dans le cas du CELI, les cotisations ne sont pas déductibles d’impôt, mais les sommes retirées ne sont pas imposables non plus. Alors, lequel des deux est le plus avantageux, financièrement parlant?

Si votre fourchette d’imposition actuelle est élevée et vous pensez qu’elle baissera lorsque vous serez à la retraite, le REER demeure votre meilleur choix pour épargner en vue de la retraite : vous obtenez immédiatement une déduction d’impôt, votre argent peut croître à l’abri de l’impôt et les retraits sont imposés à taux moindre une fois que vous êtes à la retraite. Par contre, si vous croyez que votre taux d’imposition sera plus élevé à la retraite qu’en ce moment, le CELI est probablement la meilleure option des deux. De plus, vous pouvez reporter vos droits de cotisation à un REER jusqu’au moment où l’économie d’impôt sera plus intéressante pour vous. Bien sûr, si vous le pouvez, l’idéal serait de verser le maximum permis dans le REER et le CELI.

Comme l’a démontré le concours du magazine MoneySense, le CELI a un excellent potentiel en tant qu’outil de création de richesse. Votre conseiller peut vous aider à établir le régime optimal pour vous en tenant compte de vos droits de cotisation CELI et REER inutilisés.

* MoneySense, janvier 2015.
1Pas possible au Québec, à moins que le CELI soit détenu chez un assureur vie.

Quelques mises en garde au sujet du CELI

Évitez les excès. Si vous versez plus que le maximum permis dans votre CELI, vous devrez payer chaque mois une pénalité de 1 % sur le solde maximal que votre CELI a atteint au cours du mois.

Seulement si vous êtes au Canada.

Les non résidents n’ont pas le droit de cotiser au CELI s’ils sont présents au Canada pendant moins de 183 jours au cours d’une année fiscale.

Le CELI n’est pas une porte tournante. Les sommes qui sortent de votre CELI ne peuvent pas y revenir l’année même. Elles font toutefois augmenter vos droits de cotisation de l’année suivante.

Nommez votre conjoint en tant que titulaire remplaçant.1 C’est la solution la plus simple et la plus efficace d’entre toutes. À votre décès, les droits de propriété de votre CELI seront transférés à votre conjoint, sans aucune incidence sur les sommes qu’il pourra cotiser l’année même à son propre CELI et jusqu’à son décès. Si, au contraire, vous le nommez bénéficiaire de votre CELI, il aura seulement droit à une cotisation exclue d’un montant égal à la valeur marchande de votre CELI à la date de votre décès.

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