La dette, toujours la dette

La dette, toujours la dette

Été 2011

Si vous éprouvez une impression de déjà-vu lorsque vous regardez l’état actuel de l’économie, vous avez tout à fait raison! Nous assistons en effet à un retour de la volatilité qui a secoué les marchés en juin et juillet derniers, alors que les craintes entourant les dettes souveraines étaient omniprésentes. Les marchés sont ainsi en proie à une anxiété et à une fragilité accrues étant donné les problèmes liés à la dette, particulièrement la crise qui sévit en Grèce et le relèvement prochain du plafond de la dette aux États-Unis.

Poursuite des plans de sauvetage

La Banque centrale européenne et le FMI faciliteront la reconduction de la dette grecque, ce qui a permis de calmer la tempête entourant la crise financière en Grèce. S’il est difficile de connaître l’ampleur de l’effet de contagion de la crise de la dette souveraine en Grèce sur le système bancaire mondial, tout porte à croire que les plans de sauvetage se poursuivront.

L’aspect positif du relèvement du plafond de la dette des États-Unis

Les acrobaties politiques qui entourent le relèvement du plafond de la dette aux États-Unis sont angoissantes et l’agence Moody’s a d’ailleurs prévenu les autorités qu’elle pourrait abaisser la note de crédit des États-Unis si les négociations sont toujours au point mort à la mi-juillet. Toutefois, lorsque les protagonistes en viendront à la conclusion logique qu’il vaut mieux augmenter la capacité d’emprunt des États-Unis, l’économie américaine s’en tirera mieux grâce au couplage de l’augmentation de la dette avec des réductions de dépenses. Les marchés financiers seront ainsi rassurés quant à la capacité des États-Unis d’assainir leur situation budgétaire. Tout indique que le plafond de la dette sera relevé de 2,4 billions de dollars et que le gouvernement devra procéder à des réductions de dépenses supérieures à cette somme. Ces réductions ne seront toutefois pas appliquées aux dépenses actuelles. Le gouvernement coupera plutôt dans la croissance de ses dépenses au cours des 10 prochaines années.

Les turbulences économiques se calment

La croissance économique a ralenti aux États-Unis depuis le début de l’année et certains doutent de la capacité du pays de passer d’une croissance anémique à une expansion plus vigoureuse. Le tremblement de terre au Japon et l’interruption des chaînes d’approvisionnement japonaises a eu un effet néfaste à court terme sur l’économie américaine, plus précisément dans le secteur manufacturier. Qui plus est, la poussée du prix de l’essence a également pesé sur les nouvelles économiques décevantes émanant des États-Unis au printemps, mais l’effet négatif commence à s’estomper et la croissance des exportations américaines est solide et généralisée.

À l’échelle mondiale, l’économie a bien fait au cours de la première moitié de l’année et le cycle haussier des matières premières persiste. Les économies émergentes ont le vent dans les voiles et demandent des quantités toujours plus grandes de ressources naturelles. De plus, la classe moyenne sans cesse croissante au sein de ces marchés fait croître la demande de produits de base agricoles; les prix du maïs et du blé ont d’ailleurs doublé depuis un an.

Le Canada se démarque des États-Unis

Au premier trimestre, le PIB canadien a crû à un taux annualisé de 3,9 %, ce qui est près du double de la croissance du PIB américain. L’emploi progresse plus rapidement au Canada qu’aux États-Unis, les emplois à temps plein du secteur privé ayant été particulièrement favorisés. La construction domiciliaire demeure stable au Canada. Dans les deux pays, les sociétés ont assaini leurs bilans et anticipent une expansion de leurs activités, ce qui aura une incidence favorable sur l’emploi et le revenu des ménages. Tant aux États-Unis qu’au Canada, la production et la croissance des revenus devraient s’accélérer au cours de la seconde moitié de 2011 et se poursuivre en 2012.

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