Faible croissance en vue

Faible croissance en vue

Tout semble indiquer que la récession aux États-Unis a pris fin en août. La crise financière a été évitée et nous entrons maintenant dans une phase de croissance post-récession qui devrait durer plusieurs années. Il reste à déterminer quelle sera la vigueur de l’activité économique au cours des six à douze prochains mois. Il est peu probable que l’économie connaisse un essor comparable au boom de 2006 et du début de 2007. Les ménages ont beaucoup souffert dans de nombreux pays développés et la richesse ne se régénère pas rapidement. Les consommateurs vont privilégier l’épargne plutôt que les dépenses pendant un certain temps, ce qui freinera la croissance.

Amélioration des conditions de crédit

Les crises bancaires ont généralement des effets qui se font longtemps sentir, et la crise que nous venons de traverser a été la plus grave depuis la dépression des années 1930. Les conditions de crédit se sont améliorées mais le système de crédit non bancaire, qui procurait aux États-Unis une plus grande part du crédit que les banques classiques, est toujours au point mort. Étant donné la pénurie de crédit et d’emprunteurs qualifiés, la croissance de l’emploi et des bénéfices sera malheureusement lente. Le retour à des conditions normales sur le marché de l’emploi risque de se faire attendre encore longtemps.

Nouvelles encourageantes pour le marché américain de l’habitation

Le marché américain de l’habitation montre des signes encourageants qui viennent renforcer la confiance parmi les acheteurs au Canada. Les offres d’achat acceptées aux États-Unis ont augmenté et les ventes de maisons neuves progressent plus rapidement que prévu. Cette situation a un effet bénéfique sur les marchés financiers, puisque les perspectives des titres adossés à des créances hypothécaires s’améliorent.

Retrait des mesures d’urgence pour relancer l’économie

La situation financière s’est suffisamment améliorée pour qu’on commence à retirer certaines mesures d’urgence mises en place pour relancer l’économie. La Réserve fédérale américaine prévoit diminuer ses achats de titres adossés à des créances hypothécaires et la Banque du Canada a annoncé son intention de mettre fin à son soutien d’urgence au crédit d’ici la fin d’octobre. Cela ne signifie toutefois pas la fin des bas taux d’intérêt. La Réserve fédérale et la Banque du Canada ont toutes deux répété qu’elles demeuraient déterminées à maintenir leurs taux à des niveaux exceptionnellement bas à court terme, pourvu que l’inflation demeure faible. Étant donné la surcapacité actuelle, le taux d’inflation continue de baisser au Canada et on prévoit qu’en 2010 l’augmentation annuelle de l’indice des prix à la consommation demeurera bien en deçà de la cible de 2 % établie par la Banque du Canada.

L’indicateur clé : la création d’emploi

L’évolution de l’économie américaine dictera celle de l’économie canadienne. Le PIB réel aux États-Unis devrait progresser au taux annuel de 3 % au deuxième semestre de 2009 et de 2 % en 2010, ce qui est bien inférieur à la tendance à long terme. Compte tenu de la faible croissance du PIB américain en 2010, les entreprises ne recommenceront pas à embaucher activement, et le scénario sera probablement similaire au Canada. Une reprise de l’économie sans relance de l’emploi empêchera les consommateurs et les investisseurs de retrouver toute leur confiance. Les revenus des entreprises seront limités, les coupures dans les dépenses se poursuivront sans doute et la préservation du capital et l’assainissement du bilan demeureront les objectifs prioritaires. Si le chômage continu d’augmenter en 2010, les hausses salariales seront modestes et la reprise de l’économie sera menacée.

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