Épargne-études 101

par Matthew J. Ardrey, B.A., CFP, FMA, CIM | Conseiller & manager, planification financière
Le 19 août 2014

À quelques jours de la fête du Travail, l’été tire à sa fin et les étudiants se préparent pour la rentrée. Bon nombre de mes clients ont un enfant qui va bientôt entreprendre – ou poursuivre – ses études collégiales ou universitaires. Comme on exige aujourd’hui un diplôme d’études postsecondaires dans de nombreux domaines d’emploi, les notes d’admission sont de plus en plus élevées et les frais d’études sont à l’avenant.

Combien coûtent les études supérieures?

Les droits de scolarité exigés par les universités varient grandement selon la province. À Terre-Neuve et au Québec par exemple, les droits de scolarité se situent entre 3 000 $ et 4 000 $, tandis que dans les autres provinces ils oscillent plutôt entre 7 000 $ et 9 000 $ par année si l’on inclut les frais accessoires.

Les frais d’études postse condaires ne se résument pas aux droits de scolarité. Il faut aussi tenir compte des frais d’hébergement et d’alimentation, qui peuvent facilement atteindre les 8 000 $ ou 10 000 $. Il y a aussi les livres, l’ordinateur portable, les fournitures – sans oublier les sorties et les activités.
Bref, dans certaines provinces, une année d’études universitaires peut facilement coûter 20 000 $.

Où trouver l’argent nécessaire?

Pour la plupart des familles que je connais, 20 000 $ est une somme importante. C’est pourquoi les gens économisent en général pour payer les frais d’études de leurs enfants. Le régime d’épargne-études (REEE) est l’un des moyens les plus populaires.

Comme son nom l’indique, le REEE est un véhicule qui permet d’épargner pour les études. Les cotisations qui y sont versées ne sont pas déductibles du revenu, mais les gains qu’elles génèrent ne sont pas imposables.

Le principal avantage de ce régime est la Subvention canadienne pour l’épargne-études. Celle-ci correspond à 20 % des cotisations annuelles versées au régime jusqu’à concurrence de 500 $, sans compter les droits accumulés. La subvention est aussi soumise à un maximum viager de 7 200 $. Cela dit, qui d’autre peut vous garantir un rendement de 20 % sur votre placement?

Les sommes qui sont plus tard retirées du compte sont constituées de deux éléments : le capital et les revenus et subventions. Comme le capital correspond aux cotisations non déductibles qui ont été versées au REEE, il n’est pas imposable. Quant aux revenus et subventions, ils sont imposables pour l’enfant à mesure qu’il les retire. Les étudiants ayant généralement un revenu modeste, la charge fiscale qu’ils doivent assumer est minime.

Quels sont les allégements fiscaux offerts?

Les gouvernements fédéral et provinciaux accordent des crédits d’impôt à l’égard des droits de scolarité payés, des frais d’études et des manuels. Les montants de ces crédits varient selon la province, mais le mécanisme est sensiblement le même que pour les crédits fédéraux. Examinons donc les crédits offerts par le gouvernement fédéral.

Le montant total du crédit d’impôt accordé à un étudiant est basé sur le montant des droits de scolarité payés et des frais d’études et d’achat de manuels, multiplié par le nombre de mois d’inscription à temps plein ou à temps partiel à un établissement d’enseignement. L’impôt de l’étudiant est ensuite réduit du montant de ce crédit. Si le crédit n’est pas utilisé en totalité au cours d’une année, le solde peut être reporté aux années futures.

De plus, l’étudiant peut céder une partie du crédit inutilisé à l’un de ses parents ou à son conjoint, jusqu’à un maximum de 5 000 $.

Y a-t-il d’autres allégements fiscaux pour les étudiants?

On oublie souvent que les étudiants peuvent bénéficier d’autres allégements fiscaux, à l’égard notamment des frais médicaux. Une partie des droits de scolarité exigés servent à payer une assurance soins médicaux. De nombreux étudiants renoncent à cette couverture parce qu’ils sont assurés au titre du régime de leurs parents; les autres peuvent déduire ces sommes de leur revenu en tant que primes d’assurance maladie.

Les étudiants qui utilisent régulièrement les transports en commun peuvent bénéficier d’un crédit d’impôt s’ils achètent une carte d’abonnement d’une durée d’au moins un mois.

Les étudiants qui étudient dans une autre ville peuvent déduire leurs frais de déménagement des sommes reçues dans le cadre de leurs études. Les étudiants qui occupent un emploi pendant leurs études ou un emploi d’été peuvent aussi déduire leurs frais de déménagement. Pour que cette déduction soit accordée, le nouveau lieu de résidence de l’étudiant doit être plus près de l’établissement d’enseignement d’au moins 40 km.

Une fois les études terminées, les intérêts versés sur les prêts étudiants sont déductibles du revenu.

Prévoir des fonds pour payer les études de vos enfants est un élément important de votre plan financier. Vous vous demandez comment utiliser les crédits d’impôt pour augmenter l’épargne-études destinée à vos enfants? Je peux vous aider.

Matthew Ardrey offre des solutions imaginatives et complètes aux clients nantis. Spécialisé en planification financière, en planification fiscale et en gestion de placements, il se distingue par sa méthode proactive et sa vision globale. Fin stratège et communicateur hors pair, M. Ardrey est souvent invité par les grands médias à commenter l’actualité financière.

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