Enfin, un sentiment d’optimisme (prudent)

Printemps 2012

Un ralentissement de la croissance économique est plus probable qu’une contraction de l’économie.

La croissance économique au Canada et aux États-Unis sera beaucoup plus faible que ce qu’on prévoyait il y a quelques mois, mais une nouvelle récession semble peu probable.

La crise financière est évitée, pour le moment

L’Europe est actuellement plongée dans une légère récession qui pourrait durer pendant encore un an, mais elle a jusqu’ici réussi à éviter de tomber dans une crise financière grave. Grâce aux liquidités injectées par la Banque centrale européenne et à l’échange d’obligations grecques, l’Europe semble avoir réglé ses problèmes de dette souveraine pour l’instant. Toutefois, l’austérité et la faiblesse économique continueront de peser sur cette région du globe, alors que les gouvernements devront composer avec les problèmes de dettes.

Les consommateurs américains reprennent confiance

Aux États-Unis, la croissance de l’emploi a fait reculer le taux de chômage. On observe ainsi un regain de confiance parmi les consommateurs, qui semblent de plus en plus enclins à faire l’acquisition de biens durables. L’économie américaine devrait continuer de croître en 2012 et en 2013, mais à un rythme de seulement 2,5 %. Le freinage budgétaire se traduira par une croissance relativement faible de l’économie américaine par rapport à ce qu’on a vu lors des reprises précédentes. Les effets de la Loi sur la reprise économique de 2009 s’estomperont et les réductions des dépenses aux États-Unis referont surface en 2013, à l’expiration de l’entente sur le relèvement du plafond de la dette. La Réserve fédérale américaine a toutefois réitéré son intention de maintenir les taux d’intérêt bas, et ce, au moins jusqu’en 2014.

Les principaux indicateurs du Canada pointent vers une croissance soutenue

Les ventes au détail au Canada ont progressé de façon marquée au début de 2012 et les mises en chantier ont été supérieures aux attentes. Malgré la pause récente de la croissance totale de l’emploi, le marché canadien de l’emploi a dépassé les sommets atteints avant la dernière récession, l’économie canadienne ayant créé 82 000 nouveaux emplois en mars, pour la plupart des emplois à temps plein. L’Enquête sur les perspectives des entreprises de la Banque du Canada démontre que les entreprises sont désormais plus confiantes, bon nombre d’entre elles prévoyant désormais une amélioration de la croissance de leurs ventes au cours des 12 prochains mois. Les conditions de crédit se sont améliorées, alors que les intentions en matière de dépenses en immobilisations et d’embauche sont beaucoup plus favorables. Au sein des secteurs des mines et du pétrole et du gaz, les intentions en matière de dépenses en immobilisations laissent présager une augmentation de 17 % en 2012 par rapport à l’année dernière. Les exportations ont également progressé et la demande sur le marché immobilier résidentiel devrait demeurer élevée grâce à la faiblesse des taux d’intérêt qui continue de faciliter les emprunts hypothécaires.

L’économie demeure à la traîne

Les reprises sont généralement timides durant les années qui suivent une crise financière systémique et nous pouvons nous attendre à ce que la croissance économique demeure modeste au Canada et aux États-Unis pendant encore de nombreuses années à venir. Les pressions du cycle d’endettement sur les finances du Canada ont forcé le gouvernement fédéral et celui de l’Ontario à se serrer la ceinture. De plus, la croissance économique du Canada sera ralentie par une monnaie non concurrentielle et une économie mondiale vacillante. La Banque du Canada risque par conséquent de laisser les taux d’intérêt inchangés. Le dollar canadien a repris du tonus en février et en mars. Toutefois, les bourses de marchandises demeureront sous pression alors que l’économie mondiale sort à peine de la crise bancaire et de la crise de la dette, ce qui pourrait peser sur le cours des marchandises. Le dollar canadien, considéré par plusieurs comme une monnaie liée aux matières premières, pourrait également être malmené.

Cet article a été fourni par Conseillers en placements T.E. inc.

En bref

Croissance économique

Le PIB réel du Canada devrait croître à un rythme annuel d’environ 2 %.

Inflation

Compte tenu de la lente reprise de l’économie canadienne, il y a toujours place à l’expansion, ce qui atténue le risque d’inflation.

Taux d’intérêt

Il est peu probable que la Banque du Canada augmente les taux d’intérêt, ce qui amplifierait l’effet des contraintes budgétaires des gouvernements fédéral et provinciaux.

Dollar canadien

Le dollar canadien a oscillé autour de la parité avec le dollar américain, avec un taux de change moyen de 99,90 $ US au premier trimestre.

Emploi

Quelque 82 000 emplois ont été créés en mars, ce qui a mis fin à la tendance latérale précédente.

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