Donner plutôt que recevoir

Hiver 2015

Après une autre année de dépenses excessives pour les Fêtes, mon mari et moi en avons eu assez. Oui, nous voulons être généreux envers notre famille, mais d’un autre côté, nos proches ont déjà tout ce dont ils ont besoin ou ce qu’ils pourraient souhaiter. Il doit bien y avoir quelque chose de mieux que l’on puisse faire avec notre argent, non?

Vous inquiétez-vous de la surconsommation qui entoure la période des fêtes? Si oui, vous n’êtes pas seul. Un sondage mené en 2013 par le Pew Research Center rapporte que l’aspect 
« commercial » des Fêtes est l’élément le moins apprécié de cette période de l’année. En effet, 33 % des Américains ont affirmé ne pas aimer le côté matérialiste des Fêtes et seulement 3 % des Américains ont cité l’échange de cadeaux comme le moment qu’ils attendent avec le plus d’impatience à Noël. Également mené en 2013, un sondage de la firme Ipsos rapporte que les Canadiens qui se sentent bien lorsqu’ils font un don à un organisme de bienfaisance (87 %) sont plus nombreux que ceux qui se sentent bien lorsqu’ils reçoivent des cadeaux (81 %). Ce n’est donc guère étonnant que de plus en plus de gens soulignent les occasions spéciales, comme un anniversaire, un mariage ou l’obtention d’un diplôme, en faisant des dons de charité. Cette tendance est d’ailleurs bien visible au sein de notre clientèle. Selon Scott McKenzie, vice-président principal chez T.E. Mirador à Toronto, les parents et les grands-parents cherchent à rallier leur famille autour d’un projet plus vaste.

« Dans les familles, les projets de don ou d’action bénévole naissent la plupart du temps du désir des parents et des grands-parents de rassembler leur famille dans un projet qui reflète leurs valeurs. Ces projets vont du simple au complexe, de la journée de bénévolat dans une banque alimentaire de la région à l’établissement d’une fondation familiale », explique M. McKenzie. Lors d’une activité tenue en septembre dernier pour les clients de T.E. Mirador, le conférencier Ryan Ponsford a expliqué l’utilité d’un projet familial de philanthropie pour préparer la jeune génération à gérer le patrimoine familial de façon responsable. C’est un moyen, pour les plus âgés, de transmettre leurs valeurs aux plus jeunes, de rallier les membres de la famille autour d’une cause commune et d’amener chacun à réfléchir au rôle qu’il peut jouer dans son milieu et à plus grande échelle.

Mille et une façons de donner

Les jeunes familles peuvent commencer petit. Par exemple, les parents peuvent remettre à chacun de leurs enfants une somme à offrir en don et les aider à choisir la cause qu’ils désirent soutenir. La valeur des dons peut augmenter petit à petit, suivant les revenus de la famille. De plus en plus d’organismes de bienfaisance proposent des fonds orientés par le donateur, pour lesquels il n’est pas nécessaire d’avoir les ressources et les sommes considérables que requiert une fondation privée, mais qui laissent tout de même le donateur décider comment son argent sera utilisé. « Avec une fondation privée, on peut dédier des fonds à l’investissement afin de créer un don qui se perpétuera sur plusieurs générations. Par contre, il y a des frais pour son établissement et son administration à long terme. Si l’on veut que cette option soit rentable, il faut généralement prévoir un investissement initial d’environ un million de dollars », explique Robert Broad, vice-président et conseiller en placements chez Conseillers en placements T.E., à Toronto.

Rallier la famille

Comme le fait remarquer M. McKenzie, l’important est de gagner l’adhésion de la famille au projet. On peut lancer l’idée après la période des Fêtes, laisser le temps aux membres de la famille d’y réfléchir et les encourager à proposer leurs idées. « Vous aurez bien plus de succès si votre projet familial de philanthropie suscite l’enthousiasme de chacun et un désir d’y participer », insiste M. McKenzie. Il ajoute qu’il est tout aussi important d’avoir quelqu’un, dans la famille, qui s’occupe de l’organisation et qui fait avancer les choses. Un directeur de projet, en quelque sorte. « Si c’est ce que vous désirez, il vaut mieux que vous assumiez ce rôle de directeur vous-même, que vous décidiez comment les décisions seront prises et où iront les sommes amassées. »

Pourquoi pas une fondation familiale?

T.E. Mirador aide ses clients à concrétiser leurs projets familiaux de philanthropie, de même qu’à établir des fonds et des fondations privées. Comme l’explique M. Broad, « les fonds peuvent provenir de la vente d’une entreprise, de l’exercice d’options sur actions ou d’un héritage. C’est aussi un moyen d’annuler ou réduire sa facture d’impôt. Il est important de comprendre qu’une fois versés à la fondation, les fonds appartiennent à la fondation. Autrement, si vous décidez de faire un legs annuel avec votre famille, vous avez toujours le choix d’en diminuer le montant si votre situation financière change. »

M. McKenzie souligne que, d’après son expérience, un projet réussit lorsque tout le monde y participe. « J’ai vu différentes approches réussir. Dans certains cas, tous les membres de la famille font des recherches pour trouver une cause louable, la proposent aux autres, puis passent au vote pour déterminer laquelle soutenir. Pour d’autres, les recherches et le choix de la cause sont l’affaire d’une seule personne, qui change d’une année à l’autre. Parfois, la famille s’entend pour agir sur un enjeu précis, comme l’environnement, la pauvreté, la recherche médicale ou l’aide aux sinistrés. »

Qu’on choisisse de faire des dons annuels, de verser une somme à un fonds orienté par le donateur ou d’établir une fondation familiale, les valeurs communautaires qu’on enseigne et les leçons qu’on apprend sur le bien que l’argent peut faire seront beaucoup plus précieuses que n’importe quel cadeau placé au pied de l’arbre de Noël.

T.E. Mirador peut vous aider à

  • définir avec vous une stratégie pour les dons de charité de votre famille.
  • évaluer la somme d’argent à donner et l’efficacité d’une fondation familiale.
  • déterminer comment maximiser votre don en misant sur une bonne planification des impôts.
  • établir une fondation privée.
  • investir les fonds tout en respectant le mandat de la fondation.

 

 

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