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Distanciation physique… et sportive : continuer de se protéger tout en restant actif

Les annulations successives d’événements sportifs locaux et majeurs, à mesure que la pandémie progressait, témoignent tristement de la vitesse à laquelle la COVID-19 a bouleversé nos vies, sans aucune distinction.

Malgré tout, les gens actifs ont trouvé des solutions créatives pour faire face à cette crise. Qui aurait cru qu’un développé-couché exécuté avec des bouteilles d’eau pouvait être aussi revigorant? Ou que l’on pouvait trouver autant de programmes d’entraînement par intervalles à haute intensité (mieux connus sous l’acronyme HIIT) sur Internet?

Les cours en ligne donnés par des instructeurs de conditionnement physique dont bon nombre d’entre nous n’avaient jamais entendu parler jusqu’ici nous ont permis de rester sains de corps et d’esprit, et de nourrir notre âme, sans quitter le confort de la maison. Un ami m’a dit : « Quitte à être confiné durant la pandémie, autant se maintenir en forme. Mais ne me demande pas de faire des burpees. »

Repenser les activités récréatives et sportives

Tandis que le pays tout entier se remet lentement sur pied, les Canadiens tirent les nombreuses leçons du confinement. Nous avons notamment découvert que ralentir le rythme peut être très gratifiant.

« Nous avons commencé à marcher le soir, après le travail, et nous avons fait de belles découvertes dans notre quartier, raconte Lynne Triffon, vice-présidente principale et conseillère financière au bureau de Vancouver de Conseillers T.E. Quand on prend le temps de regarder autour de soi, il y a tellement d’art urbain et d’architecture à découvrir, sans compter les magnifiques jardins. Nous publions souvent des photos prises durant nos promenades sur Instagram. Cela nous a permis de rester en contact avec les amis et la famille ».

Nous avons ralenti la cadence et nous prenons le temps de contempler les choses, renouant avec de saines activités récréatives. Quand on voit la créativité dont les gens ont fait preuve pour rester actifs à la maison, on peut se demander s’ils retourneront un jour au gym.

Comme bien d’autres gars d’âge moyen, j’adore le chevalet à squat, mais je ne suis pas pressé de retourner au gym de mon quartier. Après quelques achats sur Amazon, ma conjointe et moi avons tout ce qu’il faut pour courir, pédaler et faire de la musculation quand la météo nous empêche d’aller nous dépenser dehors. Les voisins ont fait la même chose, chacun à sa façon. À bien des égards, nous avons tous fait preuve de souplesse.

Tandis que la pandémie nous oblige à innover pour rester actifs à la maison, elle a donné un grand coup de frein au secteur des loisirs. Partout au pays, les salles de spectacle et centres sportifs intérieurs ont fermé leurs portes presque du jour au lendemain, et des milliers de personnes se sont retrouvées au chômage, du moins temporairement. Les chiffres publiés en juillet par Statistique Canada montrent que près de 95 % des entreprises du secteur des arts, des spectacles et des loisirs ont pris « certaines mesures relatives au personnel » en réponse à la pandémie. Dans bien des cas, les professionnels du conditionnement physique, qu’ils soient jeunes ou chevronnés, se sont brutalement trouvés sans travail lorsque le confinement a été instauré.

Bon nombre d’entre eux se sont rapidement adaptés. D’un bout à l’autre du pays, des instructeurs dynamiques ont organisé des camps d’entraînement dans les cours d’école et les stationnements des églises. Le matin, de petits groupes de clients transpirent sous les encouragements de leur entraîneur, campés à deux mètres les uns des autres et entourés de bouteilles d’eau personnalisées. Les sports d’équipe refont surface. J’habite près d’une école, qui a été silencieuse pendant des mois. Une ligue de volleyball extérieur, énergique et chahutante, est rapidement devenue l’agréable fond sonore de nos activités estivales.

Qu’en est-il des sports-spectacles?

Avant l’éclosion de la COVID-19, s’entasser dans un aréna de hockey bondé et payer des prix extravagants pour la nourriture et la bière était une habitude et un plaisir. Cette époque nous paraît maintenant lointaine. En début d’année, les unes après les autres, la LNH, la NBA, la Ligue majeure de baseball et la Ligue majeure de soccer ont toutes fermé leurs centres sportifs et reporté leur saison. Pour la plupart des sports d’équipe, la saison a repris, à huis clos, mais le retour massif des spectateurs risque de se faire attendre, quel que soit le centre sportif.

« Personnellement, quel que soit le sport, je ne crois pas à un retour des spectateurs avant l’arrivée d’un vaccin, estime Scott McKenzie, vice-président principal et conseiller financier au bureau de Toronto de Conseillers T.E. Quand ces centres rouvriront enfin leurs portes, à combien s’élèveront leurs prix étant donné qu’ils devront compenser la perte d’une saison entière? Les fervents partisans devraient se constituer une cagnotte dès maintenant. »

Les tournois de golf majeurs, entre autres, ont eux aussi été touchés par la pandémie. L’Omnium canadien RBC, dont le coup d’envoi devait être donné le 11 juin au Club de golf St. George’s de Toronto, a été annulé à la mi-avril. L’Omnium féminin Canadien Pacifique, qui devait se tenir du 3 au 6 septembre au Golf and Country Club de Shaughnessy, à Vancouver, a lui aussi été annulé à cause de la pandémie.

Cela n’a toutefois pas empêché les golfeurs de retourner pratiquer leur élan. Loin de là. Selon TSN (en anglais), au début de l’été, Golf Canada a rapporté une hausse de 17 % des pointages enregistrés auprès de l’organisme national de sport en juin par rapport à la même période l’an dernier. Au total, 1 483 506 rondes ont été soumises au calculateur de handicap de Golf Canada en juin, comparativement à 1 271 782 rondes en juin 2019.

« Quand on compare les chiffres de cette année à ceux de 2019, on constate un bond appréciable, a déclaré Adam Helmer, directeur principal des services de golf de Golf Canada. Nous l’avions prévu, car le golf est devenu une des activités les plus sûres : les joueurs peuvent pratiquer la distanciation physique et nous avons réduit les points de contact ».

Pour Lynne Triffon et son mari, la voile est un bon moyen de s’évader en toute sécurité. Leur 32 pieds est amarré à 30 minutes de marche de chez eux, ce qui leur fait une « agréable promenade ». Même lorsque la mise à l’eau était interdite en raison de la COVID-19, ils montaient à bord pour prendre l’apéritif, pour souper et, parfois, pour la fin de semaine.

Comme le golf, la navigation à voile gagne en popularité, cette année. Cette activité a cependant un coût. « Les voiliers se vendent actuellement comme des petits pains chauds, constate Lynne, mais les plaisanciers peu expérimentés peuvent sous-estimer les coûts d’entretien. De plus, ils peuvent avoir de la difficulté à obtenir une assurance ».

Armez-vous de patience

Les voyageurs habitués à enchaîner les correspondances prévoient généralement une marge de manœuvre pour les retards éventuels (pour ne pas dire inévitables). Eh bien, vous pouvez doubler (au moins) ce temps pour les voyages en période de pandémie mondiale. Les vérifications de l’état de santé effectuées au départ et à l’arrivée visent à protéger les voyageurs, mais peuvent mettre votre patience à rude épreuve.

Et ces vacances au ski, cet hiver, dans les Alpes ou dans les Andes? C’est une belle idée, à condition de ne pas craindre les retards au sol et d’accepter que le siège du milieu soit occupé. Les modèles financiers des sociétés aériennes reposent sur la maximisation de la capacité pour chaque vol. Condamnez le siège du milieu et les modèles d’affaires partent en vrille.

Cela dit, qui souhaite vraiment une telle proximité prolongée avec les autres passagers? On peut facilement imaginer les débats houleux entre les responsables marketing des compagnies aériennes (« les voyages en avion doivent être agréables et sécuritaires! ») et leurs homologues des finances (« chaque siège doit être occupé, sans exception! »). La tension doit être palpable, durant ces réunions. Toutefois, les amateurs de plein air suffisamment motivés et patients pour prendre l’avion vivront sans doute des journées de ski fabuleuses.

Pour l’instant, l’automne approche et les adeptes de plein air trouveront leur bonheur près de chez eux. Le Canada offre une myriade de possibilités aux amateurs de bicyclette, de golf, de pagayage, de randonnée et de marche. « Nous sommes chanceux, car la Colombie-Britannique est un très beau terrain de jeu, estime Lynne Triffon. Que vous soyez un randonneur occasionnel ou chevronné, il y a de sites splendides à explorer tout près de chez vous. »

Sans oublier les cours HIIT en ligne, accessibles en tout temps. À vous de décider si les burpees seront au programme!

Steven Bright, client de longue date de la société, a travaillé dans le secteur des services financiers et publié des articles sur celui-ci pendant plus de 25 ans. Vous pouvez le suivre sur LinkedIn.

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