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COVID-19 : Optimisme à l’horizon sur le marché immobilier

La pandémie de COVID-19 frappe les entreprises et les marchés boursiers canadiens par vagues plus ou moins importantes et à des vitesses différentes. En l’espace de quelques jours, l’économie tout entière s’est retrouvée essentiellement au point mort, forçant des millions de Canadiens à prendre des décisions difficiles dans des conditions sans précédent. Le système a subi tout un choc, et les gens aussi.

Acheter ou vendre une maison ce printemps, voilà une décision difficile à prendre pour bien des gens. Faut-il vendre en cette période d’incertitude? Est-ce même possible? Et qu’en est-il des acheteurs? Est-ce le bon moment pour chercher une maison ou vaut-il mieux attendre dans l’espoir d’obtenir un meilleur prix plus tard, sachant que l’économie se contractera considérablement au cours de la prochaine année?

Les incertitudes engendrées par la COVID-19 ajoutent des dimensions nouvelles et complexes au jeu de l’offre et de la demande dans le secteur immobilier. Qu’adviendra-t-il du marché immobilier pendant que le Canada traverse lentement et péniblement la crise sanitaire et une fois qu’il s’en sera remis?

En quelques mots, tenez bon. La situation s’annonce chaotique, mais nous nous en sortirons.

Cette série de deux articles sur le marché immobilier canadien en période de pandémie explique pourquoi il y a lieu d’être optimistes à moyen et à long terme.

La croissance record s’arrête brusquement

Un article publié dans Money Sense le mois dernier révèle que le marché immobilier était en voie d’enregistrer des ventes records au printemps avant que l’Organisation mondiale de la Santé ne déclare une pandémie le 11 mars. Les statistiques de l’Association canadienne de l’immeuble montrent une très forte croissance des ventes sur un an en février partout au pays – 27 % au Canada et près de 45 % à Toronto et à Vancouver.

Cet élan s’est poursuivi en mars. Le marché immobilier était en pleine effervescence dans de nombreuses villes, surtout à Vancouver, durant la première moitié du mois. Dans un commentaire sur les données de son organisation, Ashley Smith, présidente du Real Estate Board of Greater Vancouver, a déclaré que « Les deux premières semaines du mois ont été les plus occupées de l’année dans notre région. La forte demande et les offres multiples sont devenues choses courantes. »

Puis, la COVID-19 a frappé, par vagues. Le volume et la valeur des ventes dans plusieurs grands marchés ont fortement baissé dans la seconde moitié du mois de mars. Les données immobilières pour les prochains mois, à tout le moins, indiqueront presque assurément une faiblesse généralisée du marché à l’échelle du pays, qui témoigne de la vitesse avec laquelle le Canada a plongé en récession et de la profondeur de celle-ci.

Nous sommes en récession, mais pour combien de temps?

Une analyse publiée le 15 avril par la Banque du Canada laisse entrevoir un avenir plutôt sombre. Ses modèles donnent à penser que le « niveau de l’activité réelle » au sein de l’économie « a diminué de 1 à 3 % au premier trimestre de 2020, et qu’il sera de 15 à 30 % plus bas au deuxième trimestre qu’au quatrième trimestre de 2019. »

Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, n’y est pas allé par quatre chemins dans une déclaration faite le même jour. « Le choc est d’envergure mondiale et touche tous les pays, mais les pays producteurs de matières premières comme le Canada sont frappés deux fois. À très court terme, les décideurs publics ne peuvent pas faire beaucoup plus que d’amortir le coup. »

Nous traversons des jours sombres, mais il y a de la lumière au bout du tunnel. Au sujet des difficultés auxquelles fait face l’économie canadienne, M. Poloz a également mentionné que ce sont les forces de notre économie avant la pandémie qui nous aideront à nous en sortir.

« Au début de cette crise, nous étions en situation de plein emploi, notre économie fonctionnait au maximum de sa capacité et l’inflation était conforme à la cible, ce dont peu d’autres pays peuvent se targuer, a-t-il déclaré au Comité des finances de la Chambre des communes. Comme une personne en bonne santé a de meilleures chances de guérir de la COVID-19, une économie en bonne santé résiste mieux à une crise. »

Incertitudes sur le marché immobilier

Nous ne connaissons pas encore l’ampleur des répercussions que la pandémie aura sur l’immobilier, mais il ne fait aucun doute qu’elles perturberont considérablement le marché, au moins à court terme.

Peter Norman, économiste en chef du Groupe Altus, a affirmé récemment dans une entrevue en ligne à l’Association canadienne de science économique des affaires que l’offre nationale de logements s’est tarie très rapidement quand la pandémie a entraîné la fermeture des entreprises.

La rareté de l’offre a freiné brusquement les ventes. M. Norman estime que les reventes au Canada atteindront leur plus bas niveau au milieu de 2020, puis commenceront à remonter vers la fin de l’année et en 2021. Selon lui, les rénovations domiciliaires – élément clé de la valeur d’une maison et, par extension, de la richesse des propriétaires – devraient suivre une tendance similaire.

Les taux d’intérêt exceptionnellement bas – la Banque du Canada a maintenu son taux cible du financement à un jour à 0,25 % – pourraient toutefois soutenir les prix.

Aaron Hector, vice-président et planificateur financier, Conseillers T.E. (Doherty & Bryant Financial Strategists) à Calgary, est d’avis que le report des remboursements hypothécaires offert par bon nombre de prêteurs « pourrait empêcher de fortes baisses des prix à court terme ». De plus, si les risques posés par la pandémie de COVID-19 diminuent au cours des prochains mois et que nous revenons à une certaine normalité, « nous pourrions observer une reprise des ventes étant donné la demande accumulée ».

À quoi peut-on s’attendre?

Dans le deuxième article sur l’immobilier dans le contexte de la pandémie de COVID-19, je me pencherai sur l’achat d’une maison plus petite, les logements pour aînés et l’influence du télétravail sur le marché.

Steven Bright, client de longue date de la société, a travaillé dans le secteur des services financiers et publié des articles sur celui-ci pendant plus de 25 ans. Vous pouvez le suivre sur LinkedIn.

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