COVID-19 : Achat d’une maison plus petite et logements pour aînés

Dans le premier article d’une série de deux consacrée à l’immobilier dans le contexte de la pandémie de COVID-19, Conseillers T.E. a traité des incertitudes en temps de crise. Cet article examine d’autres facteurs auxquels les investisseurs devraient réfléchir de concert avec leurs planificateurs financiers.

Virage numérique indispensable

Afficher et regarder les maisons sur Internet n’a rien de nouveau, mais les courtiers et les acheteurs ou vendeurs potentiels n’ont pas tous investi le temps et les efforts nécessaires pour prendre le virage numérique. La situation change. Dans le présent contexte de pandémie, il est indispensable de passer au numérique, puisque les règles de distanciation physique ont plus ou moins mis fin aux visites libres pour l’instant.

Ce lèche-vitrines en ligne a ses avantages et ses inconvénients. Ainsi, les vendeurs et les courtiers peuvent facilement mettre en ligne de belles photos et vidéos des propriétés sur le marché, et les acheteurs potentiels peuvent avoir une bonne idée de la disposition des pièces d’une maison, mais il est difficile de se faire une véritable idée d’une maison à partir d’un site Web. Il est également plutôt difficile de ressentir un attachement émotionnel pour des pixels à l’écran.

Si vous êtes impatient d’acheter ou de vendre à court terme, vous n’aurez pas d’autre choix que de prendre le virage numérique. Le premier ministre Justin Trudeau a averti les Canadiens plus tôt ce mois-ci que les règles de distanciation physique resteraient en vigueur pendant encore des semaines. Cela signifie qu’un appel Zoom ou FaceTime avec votre courtier sera sans doute la seule façon d’examiner une résidence potentielle pendant longtemps. Quoi qu’il en soit, il est toujours recommandé de consulter son planificateur financier lorsqu’on songe à faire une transaction immobilière, surtout en période de pandémie.

Reporter l’achat d’une maison plus petite?

Cette nouvelle réalité numérique pèsera-t-elle sur le secteur immobilier?

Difficile à dire avec précision. En revanche, on pense que beaucoup de gens qui envisageaient d’acheter une maison plus petite choisiront d’attendre quelques années, le temps que l’instabilité s’atténue. Il en sera probablement de même pour les personnes fortunées qui achètent ou vendent une résidence secondaire.

Sur le plan de la gestion de patrimoine, un tel report peut avoir des répercussions indirectes sur les investisseurs. Par exemple, de nombreux Canadiens utilisent le produit de la vente de leur maison pour acheter plusieurs propriétés plus petites (comme un appartement en copropriété au Canada et une résidence dans un pays chaud), voyager ou aider leurs enfants à payer leurs études postsecondaires et à acheter leur première maison. Il sera évidemment encore possible de faire ce genre de choses, mais le report d’une telle décision en raison de la pandémie de COVID-19 aura pour effet de repousser ces étapes importantes à une date inconnue.

Cette situation fait ressortir l’importance de consulter régulièrement son spécialiste de la gestion de patrimoine tout au long de cette crise sanitaire et aussi après.

« Il est toujours important d’évaluer la situation personnelle et financière de chaque client avant qu’il ne prenne une décision, explique Jane Cheong, vice-présidente principale et planificatrice financière de Conseillers T.E. au bureau de Montréal. Un dialogue continu nous permet de guider nos clients en ces temps difficiles. »

Logements pour aînés sous les projecteurs

Le segment des logements pour aînés dans le secteur immobilier est en croissance depuis des années. Les Canadiens vivent plus longtemps et sont généralement en meilleure santé et plus riches et, avant la pandémie, le marché immobilier répondait à leurs besoins.

La pandémie a toutefois fait naître des inquiétudes sur la façon dont vivent des millions d’aînés, qu’ils habitent seuls dans leur maison ou dans une résidence pour personnes âgées ou un centre de soins de longue durée.

Peter Norman, économiste spécialisé en immobilier, a récemment déclaré dans une entrevue à l’Association canadienne de science économique des affaires que ces inquiétudes influeront sur les décisions de placement et de construction sur le marché des logements pour aînés pendant de nombreuses années. Cela signifie que les logements pour aînés se retrouveront sous les projecteurs.

Le télétravail : facteur de demande

Pendant la crise sanitaire, bon nombre de travailleurs ont troqué leur trajet (souvent long) en voiture ou en transport en commun contre un trajet de 15 secondes jusqu’à leur table de cuisine.

Que se passera-t-il après la pandémie?

Le retour au bureau sera une pause bienvenue pour bien des gens, puisque des millions de Canadiens ne sont pas en mesure de travailler de la maison, même si beaucoup font du télétravail. De plus, il est fort probable que l’attrait du micro-trajet jusqu’à leur bureau à la maison les incite à abandonner le train de banlieue, malgré les protestations de leurs chats, habitués à avoir la maison pour eux.

Le « télétravail » constituera presque assurément un facteur de demande sur le marché immobilier canadien dans les prochaines années. Compte tenu également des pressions baissières sur les prix des maisons, les investisseurs qui veulent louer leur maison ou leur appartement aux Canadiens qui sont de plus en plus nombreux à privilégier le télétravail trouveront sans doute des occasions d’achat intéressantes.

Report des taxes foncières

Les villes sont nombreuses à avoir reporté le paiement des taxes foncières résidentielles et commerciales. La ville de Toronto, par exemple, accorde aux particuliers et aux entreprises un délai de grâce de 60 jours sur le paiement des taxes foncières et les pénalités, à compter du 16 mars 2020. De même, la ville de Calgary a reporté la date limite du paiement des taxes pour 2020 du 30 juin au 30 septembre, sans pénalité de retard.

Les contribuables en mesure de payer leurs taxes foncières dans les délais sont encouragés implicitement à le faire. La crise plombe considérablement le budget des municipalités, et les taxes foncières, que leur paiement soit reporté ou non, représentent des revenus essentiels pour les administrations locales aux prises avec la pandémie.

Offre de logements limitée en ce moment

Comme nous l’avons mentionné dans l’article précédent [hyperlink to first article], il existe des liens très clairs entre l’offre et les ventes.

Les restrictions qui visent la construction résidentielle réduiront le nombre net de maisons neuves sur le marché. En Ontario, par exemple, le premier ministre Ford a fermé tous les chantiers de construction non essentiels à compter du 4 avril à 23 h 59. L’activité sur les chantiers qui se sont mis en branle avant cette date peut se poursuivre, le gouvernement augmentant le nombre d’inspecteurs chargés d’assurer le respect des normes de santé et de sécurité au travail.

Dans l’ensemble, l’offre de logements au Canada pendant et après la pandémie sera moins élevée que ce qui avait été prévu avant l’éclosion du virus.

Vers un avenir meilleur

Ces facteurs montrent que les inquiétudes au sujet de l’immobilier sont fondées, et ces inquiétudes ne sont pas près de disparaître.

Vous pouvez toutefois voir les choses autrement.

Le marché immobilier canadien était robuste avant la pandémie, et certaines de ces forces sous-jacentes l’aideront à surmonter cette période difficile et à rebondir, tout comme le temps, la patience et la distanciation physique.

Steven Bright, client de longue date de la société, a travaillé dans le secteur des services financiers et publié des articles sur celui-ci pendant plus de 25 ans. Vous pouvez le suivre sur LinkedIn.

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