Commentaire sur les placements – novembre 2011

L’Irlande, la Grèce et le Portugal ne sont plus la principale source de préoccupation en ce moment, car le rendement de la dette souveraine de l’Italie, le troisième marché obligataire en importance à l’échelle mondiale, a bondi à 6,65 %. Il est généralement admis que la limite à ne pas franchir pour les obligations d’État italiennes se situe à 7 %, seuil à partir duquel la situation passera de précaire à insoutenable. À titre d’exemple, c’est lorsque les rendements ont franchi le cap du 6,5 % en Irlande, en Grèce et au Portugal que les discussions au sujet d’interventions étrangères et de plans de sauvetage sont devenues plus sérieuses.

 

OBLIGATIONS ITALIENNES 10 ANS – TAUX DE RENDEMENT

 Certaines données économiques ont montré des signes d’amélioration récemment, mais surtout dans les pays en voie de développement. Si le défaut de la Grèce est sur toutes les lèvres et si ce scénario est également de plus en plus plausible en Italie, les investisseurs sont particulièrement préoccupés par la façon dont les événements se dérouleront. Tout se fera-t-il de manière ordonnée? Ou vivra-t-on plutôt une situation chaotique qui entraînera des pertes pour les banques créancières, un dénouement qui aurait des répercussions sur les institutions financières du monde entier?

 Aux grands maux les grands remèdes, et il semble que les autorités européennes consultent actuellement les investisseurs et les agences de notation au sujet de deux façons de remuscler le Fonds européen de stabilité financière (FESF) de 440 milliards d’euros pour le doter d’une force de frappe de l’ordre de 1 000 milliards d’euros. La première option consiste à faire assurer par le FESF une partie de la dette émise par les pays en difficulté de la zone euro, tandis que la seconde mettrait à contribution des investisseurs privés et publics à l’international pour élargir la dotation financière du Fonds.

 Les investisseurs demeurent toutefois sceptiques et cet état d’esprit risque de perdurer jusqu’à ce que la situation qui prévaut actuellement en Europe ait été réglée à la satisfaction de toutes les parties en cause. Nous n’avons évidemment pas toutes les réponses, mais TE Mirador est d’avis que de nombreuses sociétés solides exerçant leurs activités et/ou établies en Europe ont été punies abusivement dans la tourmente actuelle. Nombre de sociétés ont vu le cours de leurs actions baisser de façon trop marquée en raison de la crise de la dette, des querelles politiques et du vent d’incertitude qui souffle sur le Vieux continent. Tout porte à croire que l’actuelle période de volatilité élevée durera un certain temps, mais les fluctuations quotidiennes des cours ne devraient pas empêcher les investisseurs qui ont un horizon de placement à long terme de dormir sur leurs deux oreilles. Les investisseurs qui garderont le cap devraient en effet être récompensés. Nous ne pouvons évidemment dire quand, mais compte tenu de la frénésie des marchés, bien peu d’investisseurs réussiront à prévoir avec précision le point d’inflexion et à acquérir sans délai des actions européennes.

 

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