Commentaire d’investissement – Octobre 2013

La gestion de portefeuille et votre tranquillité d’esprit : paralysie du gouvernement américain et plafond de la dette

Dans les avertissements en petits caractères qui apparaissent au bas de la plupart des documents de marketing des fonds communs de placement, on trouve ceci : « Le rendement passé n’est pas garant du rendement futur. » Or, dans les placements comme dans toute autre chose, il n’y a pas de vérité absolue.

Vers le milieu de l’année, les indices boursiers mondiaux ont atteint des niveaux records après de longues remontées. Malgré cela, l’optimisme qui régnait depuis plusieurs mois s’est évanoui après quelques semaines de « délestage » des risques à la fin du deuxième trimestre. Les marchés ont brusquement chuté, les investisseurs craignant une réduction des mesures de relance et l’écroulement du système bancaire chinois.

À la fin du troisième trimestre le mois dernier, le scénario était semblable. Les marchés boursiers ont continué d’enregistrer des gains importants, le recul esquissé à la fin du premier semestre ayant créé de bonnes occasions d’achat. La vigueur des récents rendements a toutefois été éclipsée une fois de plus par l’actualité. Cette fois, ce sont la paralysie du gouvernement et le débat sur le plafond de la dette aux États-Unis qui suscitent l’inquiétude. Étant donné l’importante couverture médiatique accordée à cette situation, nous tenons à aborder la question et discuter de son incidence possible sur les marchés.

Même si le passé ne permet pas de prédire l’avenir avec précision, les événements passés permettent de relativiser la situation actuelle. Il est intéressant de noter que les périodes de paralysie du gouvernement américain sont assez fréquentes. En fait, la situation actuelle est la 18e depuis 1976. Dans la plupart des cas, la fermeture des services de l’État n’a duré que quelques jours et a vite été oubliée. L’un des épisodes les plus longs – et qui sert d’élément de comparaison pour mesurer la crise actuelle – s’est produit il y a 17 ans et a duré 26 jours en tout. Cette fermeture prolongée de l’État en 1995-1996 a peu nui à l’économie et le marché boursier a même connu une hausse pendant cette période. De l’avis général, l’impasse actuelle aura elle aussi peu d’effets défavorables à long terme sur les marchés et sur l’économie dans son ensemble.

Cependant, il est vrai que cette période de l’année est habituellement difficile pour les actions. Même si la paralysie du gouvernement américain aura sans doute des conséquences limitées, il ne faut pas pour autant croire que les marchés sont hors de danger. Si le plafond de la dette n’est pas haussé avant la mi-octobre (ce qui pourrait entraîner un défaut de paiement sur les bons du Trésor censés être sans risque), les marchés pourraient être fortement perturbés aux États-Unis et ailleurs.

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Ceux qui ont assisté à nos conférences en janvier se rappelleront peut-être que nous avons abordé la possibilité de nouvelles luttes budgétaires aux États-Unis cette année. Nous avons souligné que, dans le passé, l’augmentation de la capacité d’emprunt du gouvernement américain s’est révélée sans conséquence. Comme le montre le graphique ci-dessus, depuis 1961 le plafond de la dette a été haussé près de 80 fois, tant par les Républicains que par les Démocrates. Ce n’est que récemment que cette question a pris de l’importance, en raison de l’animosité partisane qui règne actuellement à Washington.

Au moment d’aller sous presse, le S&P 500 se trouvait à environ 4 % de son récent sommet atteint à la fin de septembre. À court terme, le marché pourrait encore reculer, surtout par rapport aux progrès considérables réalisés depuis le début de l’année. Même si un nouveau débat sur le plafond de la dette comme celui auquel nous avons assisté en 2011 serait certainement néfaste pour les marchés (le S&P 500 avait alors chuté de plus de 15 % (en $ US) en quelques semaines), il ne faut pas oublier que ceux qui ont gardé le cap ont profité d’une remontée de 25 % pendant les mois suivants. On a observé à maintes reprises que les brèves périodes de volatilité prennent la vedette sur les plus importantes tendances à long terme des marchés.

L’impasse actuelle ayant été causée en grande partie par les politiciens, elle sera sans doute dénouée à la dernière minute comme l’ont été les crises précédentes. Rappelons-nous ce que Winston Churchill a dit : « On peut toujours compter sur les Américains pour faire ce qu’il faut… après avoir épuisé toutes les autres options. » Finalement, il arrive parfois que l’histoire se répète.

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