Commentaire d’investissement – Mai 2012

Malgré la faiblesse de leurs rendements, les obligations
ont toujours leur place dans votre portefeuille

Les obligations constituent une partie intégrante de votre portefeuille. Elles servent en effet à le protéger de la volatilité élevée propre aux placements en actions, tout en vous procurant une source de revenu plus fiable. En d’autres mots, vous avez rarement à vous soucier de subir une perte de 10 % ou plus la semaine avant un retrait périodique ou ponctuel. Si pour vous l’objectif premier de la gestion de placements est la préservation du capital, comme nous le préconisons, alors vous devez détenir des obligations dans votre portefeuille.

Les craintes entourant les taux d’intérêt sont particulièrement répandues compte tenu du vieillissement de la population en Amérique du Nord, alors qu’une part importante de celle-ci approche de la retraite ou est déjà à la retraite. Bien des gens ne sont plus à l’étape de la constitution du patrimoine; ils ont en effet commencé (ou commenceront bientôt) à retirer des fonds de leur portefeuille de placements pour se constituer un revenu de retraite. Les statistiques dont nous disposons démontrent que les épargnants retirent leur actif des fonds communs de placement pour le placer dans des titres à revenu fixe, et ce, tant au Canada qu’aux États-Unis. Il s’agit là d’un fait plutôt intéressant compte tenu des rendements dérisoires de ces placements.

Les piètres rendements obligataires ont fait l’objet de maints articles sur les placements et ont fait les manchettes des nouvelles financières à plusieurs reprises ces derniers temps. Les taux sont pratiquement à un plancher de 50 ans, ce qui a lancé le débat sur la pertinence de détenir des obligations au sein d’un portefeuille de placements. La question est de savoir jusqu’où et à quelle vitesse les taux pourraient-ils augmenter? La Banque du Canada a laissé entendre qu’elle pourrait intervenir avant la Réserve fédérale américaine, mais si elle le fait, il est peu probable qu’elle agisse de façon dynamique. Au même moment, la Fed a indiqué qu’elle maintiendrait sa politique de « taux d’intérêt zéro » jusqu’en 2014… à moins que l’inflation ne s’emballe brusquement. Cela dit, c’est la déflation qui est particulièrement préoccupante. Alors que les prix des produits de base laissent croire à une certaine reprise de l’inflation, les salaires et l’immobilier – aux États-Unis plus particulièrement – indiquent plutôt que nous sommes aux prises avec notre vieux démon de la déflation, ce qui pèse sur l’ensemble des prix et, par ricochet, sur toute l’économie. Si l’on suppose que la déflation sera supérieure à l’inflation en 2014, le risque de taux d’intérêt associé aux placements en obligations est très limité. Toutefois, lorsque les taux auront commencé à augmenter, la valeur de vos placements en obligations actuels diminuera. (N’oubliez pas que le cours et le rendement d’une obligation évoluent en sens inverse.)

Les médias accordent beaucoup d’attention à l’inflation, mais les taux pourraient bien diminuer encore plus si nous entrons dans un cycle déflationniste. Le désendettement continuera de nuire à la croissance économique pendant encore un certain temps et les taux de croissance plutôt anémiques (prévision de 2,1 % aux États-Unis et de 2,6 % au Canada pour 2012) ne suffiront pas à compenser la mollesse actuelle de ces économies. Aussi, bien qu’un scénario à la japonaise soit peu probable, c’est en pareille situation que les obligations deviennent particulièrement utiles pour protéger votre portefeuille.

La hausse des taux nuira évidemment à la composante en obligations de votre portefeuille, mais nous sommes convaincus qu’il est de mise qu’un pourcentage de votre actif demeure en tout temps investi en obligations, quel que soit le cycle du marché. Comme dans tout portefeuille équilibré et bien diversifié, les classes d’actifs ne progressent pas toutes en même temps.

Steven Belchetz, MBA, CFA, Président et directeur principal des placements, CPTE

June MacKinnon, CFA, Directrice de la recherche, CPTE

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