Commentaire d’investissement – Février 2013

Indicateurs des marchés et perspectives pour 2013

Maintenant que nous connaissons les gagnants du XLVIIIe Super Bowl et que le S&P 500 a enregistré une hausse de 5,63% ($CA) en janvier, les marchés sont prêts à poursuivre leur remontée et les investisseurs devraient se réjouir. Cependant, combien parmi vous saviez que le sort des marchés dépendait du résultat d’un match de football ou que les perspectives futures était étroitement liées au degré d’activité en janvier (si l’on se fie au dicton «si janvier est bon, l’année est bonne»)?

En un mot, l’indicateur du Super Bowl se résume ainsi : une victoire d’une équipe de la NFC ou de l’une des équipes de l’ancienne NFL (avant la fusion de 1970) – par exemple, les Browns, les Colts ou les Steelers – annonce une hausse des marchés pendant l’année en cours. Par contre, une victoire d’une équipe de l’AFC signale une baisse des marchés. La théorie du Super Bowl a été confirmée 37 fois au cours des 46 dernières années. Ces résultats sont passablement convaincants. Évidemment, pour bien des gens ce n’est que pure coïncidence. Il est intéressant de noter par ailleurs que cette année, les perspectives étaient favorables quel que soit le résultat du match, car il opposait une équipe de la NFC à une équipe de l’ancienne NFL.

Selon la théorie du baromètre de janvier, le rendement du S&P 500 au cours de ce mois indique dans quel sens évoluera le marché des actions pendant le reste de l’année (selon le S&P 500). Si le marché est faible en janvier, certains investisseurs estiment qu’il s’agit d’un avertissement, tandis que si l’indice progresse en janvier ils croient que les cours des actions seront plus élevés à la fin de l’année. Les investisseurs qui croient que le mois de janvier est un baromètre du rendement du marché pendant le reste de l’année n’investissent dans le marché que si les résultats de janvier prédisent une hausse. Le baromètre de janvier est d’une exactitude impressionnante : il s’est avéré juste dans plus de 70% des cas depuis 1950 et dans 100% des cas les années où le rendement de janvier a été supérieur à 5%! Il est toutefois difficile de produire des rendements excédentaires en se fiant au baromètre, car les rendements supérieurs obtenus en se retirant du marché pendant les périodes difficiles peuvent être complètement effacés par les pertes subies lorsque le baromètre prédit à tort une hausse du marché.

Il existe de nombreuses autres théories, notamment la théorie de l’ourlet selon laquelle on peut prédire la croissance de l’économie d’après la longueur des jupes dans les nouvelles collections de l’année. Si les jupes sont courtes, les marchés auront une tendance à la hausse. À l’inverse, si les jupes sont longues, les marchés subiront une baisse. Parmi les autres principaux indicateurs, notons le niveau d’enneigement à Boston, le palmarès des 100 chansons les plus populaires et les ventes de rouge à lèvres.

Perspectives pour 2013 selon T.E. Mirador

Le baromètre de janvier et le résultat du Super Bowl laissent présager une bonne année, mais ces indicateurs sont sans doute peu fiables. Même si de nombreux investisseurs y accordent une certaine importance, nous ne pouvons pas conseiller de fonder des décisions financières sur de tels indicateurs. Quoi qu’il en soit, nous sommes persuadés que les prix des actions sont avantageux par rapport à ceux des obligations, surtout compte tenu du fait que certains rendements obligataires clés sont proches des niveaux planchers atteints en 2012. Même s’il est probable que les obligations afficheront des rendements modestes, celles-ci ont quand même leur place dans les portefeuilles équilibrés. Pour ce qui est de l’Europe, nous croyons que la Banque centrale européenne soutiendra les marchés, mais que la solvabilité à long terme demeurera problématique. La récession se poursuivra en 2013, mais la croissance pourrait reprendre et les prix des actions européennes demeurent intéressants. Chez T.E. Mirador, nous estimons que les perspectives sont favorables, mais nous nous attendons à certains soubresauts. Les marchés devront composer avec le plafond de la dette et le précipice budgétaire, en plus de la crise de la dette de certains pays européens, du ralentissement de la croissance des bénéfices des sociétés et de l’affaiblissement des rendements des obligations. Les marchés continueront sans doute de progresser, mais à un rythme plus modeste étant donné les nombreux obstacles à surmonter.

Les articles publiés dans ce site Internet sont de portée générale et présentés uniquement à titre informatif. Vous devez obtenir les conseils d’un professionnel avant d’entreprendre toute action fondée sur les informations contenues dans ces articles. Aucune référence à des tierces parties ne doit être interprétée comme une approbation de, ou un appui pour, ces tierces parties, leurs conseils, informations, produits ou services. Les marques de commerce mentionnées dans ce site Internet sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.

0 replies

Leave a Reply

Want to join the discussion?
Feel free to contribute!

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *