Commentaire d’investissement – Avril 2012

Les actions japonaises ne vont nulle part depuis 20 ans!

Nous l’avons entendue souvent celle-là au fil des années, surtout quand les autres régions du globe progressent. Pourquoi devrais-je investir au Japon? Ne devrais-je pas plutôt placer mon argent dans des marchés qui produisent de meilleurs rendements? La croissance démographique est peut-être faible au Japon, mais le rendement des actions n’est pas positivement corrélé à la croissance de la population. L’endettement du Japon constitue une autre source d’inquiétude, mais plus de 90 % de la dette du pays est détenue par des intérêts japonais, ce qui n’est pas le cas du Portugal, de l’Italie, de l’Irlande, de la Grèce et de l’Espagne (le « PIIGS »). De plus, le Japon a sa propre monnaie, sa propre banque centrale et ses propres réserves de change, ce qui a pour effet de réduire d’environ de moitié son ratio dette/PIB supérieur à 200 % auquel les gens font souvent référence. Il est également important de noter que le marché boursier japonais est très abordable; on peut en effet y acheter des actions à des cours très raisonnables.

Marc Faber, auteur du célèbre « Gloom, Boom and Doom Report », a déclaré récemment que le marché boursier japonais pourrait devancer tous les autres marchés en 2012. De plus, si vous avez lu notre commentaire du mois de mars, vous savez que ce genre de prédiction a tendance à susciter passablement d’intérêt et qu’elle peut inciter les investisseurs à passer à l’acte. Nous n’essayons pas d’insinuer que la publication de M. Faber ou que ses interventions dans les médias peuvent à elles seules dicter l’allure des marchés. Nous voulons tout simplement souligner de nouveau que tout peut arriver sur les marchés.

 

Selon le Crédit Agricole (CA), le moment pourrait être tout indiqué pour acheter des actions japonaises (février 2012) compte tenu de la corrélation élevée entre la valeur du yen face au dollar américain et l’indice Nikkei, sans compter que le CA s’attend à ce que la monnaie japonaise se déprécie enfin. Le CA a précisé que si le taux de change entre le dollar américain et le yen atteint 81-82, son opinion selon laquelle la tendance s’est enfin inversée serait confirmée, ce qui serait de très bon augure pour les actions japonaises. Cela dit, les autorités bancaires et financières japonaises maintiennent depuis des années qu’elles ont l’intention de dévaluer le yen, mais somme toute, elles ont fait relativement peu pour y arriver. Toutefois, les actes sont plus éloquents que les paroles, et les décisions prises récemment laissent croire que les choses s’apprêtent à changer. En fait, le yen se traitait à 81 yens pour un dollar américain à la fin du mois de février, et il est demeuré à ce niveau (malgré quelques hausses et baisses modestes) depuis. Tout porte donc à croire que seul le temps nous dira si cette situation prévaudra.

En s’appuyant sur les manchettes pour prendre ses décisions de placement plutôt qu’en s’en tenant à une stratégie de répartition de l’actif à long terme, l’investisseur risque de nuire à son portefeuille, tant sur le plan de la diversification que du rendement. Évidemment, les marchés ne progressent pas tous à un rythme soutenu, mais les chances des investisseurs ou des professionnels des placements de pouvoir prédire avec précision quelles régions géographiques connaîtront des jours de misère et quels pays verront enfin la lumière au bout du tunnel sont très limitées. Voilà donc pourquoi nous recommandons à nos clients de veiller à que leur portefeuille demeure en tout temps exposé à toutes les régions du globe, de sorte qu’ils puissent profiter des mouvements de hausse sans avoir à prendre de décision précise à cet effet, décision qui pourrait peser sur le rendement de leur portefeuille si jamais les marchés n’évoluaient pas selon leurs anticipations.

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