Comment tirer le maximum de vos placements à l'abri de l'impôt

À défaut de pouvoir éviter de payer de l’impôt sur vos revenus de placement, vous pouvez au moins le reporter. Le simple fait de conserver une plus grande part de vos revenus de placement vous permettra d’augmenter votre taux de rendement global.

La planification d’abord et avant tout

C’est votre situation personnelle qui détermine la façon dont vous pouvez profiter des placements à l’abri de l’impôt. Établissez vos priorités financières actuelles. Voulez-vous investir en vue de la retraite, à des fins d’éducation, pour assurer votre sécurité financière? Songez à vos besoins de liquidités et déterminez combien vous pouvez investir aujourd’hui et dans les années à venir. Examinez votre situation fiscale, présente et future. Votre taux marginal d’imposition changera-t-il au fil du temps? Ces renseignements, ainsi que le temps que vous avez à consacrer à vos placements et votre degré de tolérance au risque, vous permettront d’identifier diverses solutions de placement à l’abri de l’impôt.

Le REER: toujours la meilleure option pour la retraite

Le régime enregistré d’épargne-retraite (REER) comporte deux avantages de taille :les sommes que vous y versez, jusqu’à concurrence de votre plafond annuel, sont déductibles de votre revenu imposable, et elles fructifient en franchise d’impôt. La cotisation REER maximale s’élève à 22 000 $ en 2010, et passera à 22 450 $ en 2011.

Vous devez tout mettre en œuvre pour cotiser le maximum à votre REER. Vous réduisez vos impôts selon le montant de vos cotisations à votre taux marginal d’imposition le plus élevé. Lorsque vous retirez des fonds de votre REER, le montant du retrait est imposé comme s’il s’agissait d’un revenu ordinaire et, si vous êtes à la retraite, votre taux d’imposition pourrait être moins élevé. Si vous êtes assujetti au même taux marginal d’imposition une fois à la retraite, les retraits seront imposables à des taux progressifs, ce qui réduira votre ponction fiscale totale.

Si vous avez d’autres placements, songez à concentrer vos placements à revenu fixe dans votre REER. Contrairement aux gains en capital et aux dividendes de sociétés canadiennes, le revenu d’intérêt ne bénéficie pas d’un traitement fiscal préférentiel, et c’est pourquoi il est souhaitable de gagner ce type de revenu à l’abri de l’impôt.

Le CELI: pensez placement, et non épargne

Afin de tirer le maximum du compte d’épargne libre d’impôt (CELI), vous devez le considérer comme une solution de placement et non comme un instrument d’épargne. Vous pouvez placer jusqu’à 5 000 $ par année dans votre CELI, et le revenu de placement que vous réaliserez n’est pas imposé. Vous pouvez retirer des fonds en tout temps et sans pénalité, et vous pouvez recotiser les sommes retirées dès l’année qui suit celle du retrait.

Si vous avez besoin des fonds à court terme ou si vous ne pouvez pas vous permettre de prendre quelque risque que ce soit, n’investissez que dans un compte d’épargne à faible rendement. Autrement, vous profiterez pleinement du CELI en y détenant des placements qui présentent un meilleur potentiel de rendement, comme les actions. Choisissez toujours des placements qui correspondent à vos objectifs et à votre tolérance au risque.

Le REEE: maximisez les subventions

Si vous voulez épargner en vue de l’éducation de vos enfants, le régime enregistré d’épargne-études (REEE)* est l’instrument de choix compte tenu de la Subvention canadienne pour l’épargne-études (SCEE) que verse le gouvernement du Canada. Le montant de la SCEE qui vous sera versée dépend de l’âge de l’enfant et du montant de cotisation. Pour avoir droit à la subvention fédérale maximale de 7 200 $ par enfant, vous devez commencer à cotiser au REEE avant le 10e anniversaire de naissance de l’enfant. La SCEE équivaut à 20 % de la première tranche de 2 500 $ de cotisation annuelle et, si vous ne pouvez pas cotiser au régime une année, vous pouvez doubler votre cotisation l’année suivante pour recevoir le double de la SCEE. Évitez de verser des cotisations excédentaires au REEE les premières années, car vous pourriez ne plus être admissible à la subvention maximale.

Les sommes placées dans le REEE fructifient à l’abri de l’impôt, seul le retrait qui correspond à la croissance des placements et aux subventions est imposable entre les mains de l’étudiant. Pour savoir comment investir votre argent, déterminez d’abord quand votre enfant aura besoin des fonds et rajustez la répartition de l’actif à mesure que la date approche.

Le REEI: déterminez l’utilisation des fonds

Le régime enregistré d’épargne-invalidité (REEI) a vu le jour en décembre 2008 et a été conçu pour assurer la sécurité financière à long terme d’une personne handicapée. Pour être admissible au REEI, le bénéficiaire doit avoir droit au crédit d’impôt pour personnes handicapées et avoir moins de 60 ans. Lorsque vous cotisez à un REEI, vous pourriez avoir droit à la Subvention canadienne pour l’épargne-invalidité (dont la limite à vie a été fixée à 70 000 $) et au Bon canadien pour l’épargne-invalidité (dont la limite cumulative à vie a été établie à 20 000 $); le montant de la Subvention et du Bon dépend de votre revenu familial, ou du revenu familial du bénéficiaire si celui-ci a plus de 18 ans, et de la somme versée au régime. Les cotisations croissent à l’abri de l’impôt. Les retraits constitués du revenu de placement, des subventions et des bons sont imposables entre les mains du bénéficiaire et n’ont aucune incidence sur l’admissibilité à la plupart des programme provinciaux de soutien aux personnes handicapées.

Le plafond cumulatif des cotisations au REEI est fixé à 200 000 $, mais afin d’obtenir les subventions et les bons maximums, étalez vos cotisations dans le temps. Pour savoir comment investir votre argent, demandez-vous d’abord comment le bénéficiaire utilisera les fonds du régime. Si l’objectif est de laisser l’argent dans le régime un certain temps, vous pouvez adopter une stratégie de placement axée sur la croissance. Si le régime servira de source de revenu à court terme, vous devez opter pour une répartition de l’actif plus prudente.

Le FERR, le FRV et le FRRI: reportez les retraits le plus longtemps possible

Ces régimes servent tous à transformer votre épargne-retraite en revenu. Le fonds enregistré de revenu de retraite (FERR) vous permet de transformer le solde de votre régime enregistré d’épargne-retraite (REER) en un revenu de retraite, tandis que les fonds accumulés dans un régime de retraite enregistré à fonds immobilisés peuvent être transférés dans un fonds de revenu viager (FRV) ou un fonds de revenu de retraite immobilisé (FRRI), selon la province où a été établi le régime d’où proviennent les fonds. Bien que les règles applicables à chacun de ces régimes varient, elles permettent toutes la croissance des fonds à l’abri de l’impôt. Pour tirer profit de cet avantage, vous devez laisser vos fonds dans le régime le plus longtemps possible. Si vous n’avez pas besoin du retrait minimum effectué chaque année, vous pourriez l’investir dans un CELI (sous réserve du plafond de cotisation) afin qu’ils puissent continuer de fructifier à l’abri de l’impôt.

* Les résidents de l’Alberta et du Québec peuvent accéder à des régimes provinciaux d’épargne-études afin de leur procurer des subventions additionnelles.

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