Cinq conseils fiscaux pour les travailleurs autonomes

Si vous travaillez à votre compte, il est capital de savoir ce que vous devez faire pour avoir un bon dossier fiscal. Vous ne savez pas par où commencer? Voici cinq conseils pratiques.

1. Vos obligations

Si vous venez de vous lancer en affaires, vous devez déterminer s’il vous faut un numéro d’entreprise (NE). Il n’est pas obligatoire pour toutes les nouvelles entreprises d’avoir un NE. Ce numéro, attribué par l’Agence du revenu du Canada (ARC), sert à identifier l’entreprise auprès des autorités fiscales. Il est différent du numéro d’identification qui est attribué par les autorités provinciales. Un spécialiste en fiscalité pourra vous aider à déterminer si vous devez demander un NE et quels types de comptes vous devez ouvrir, par exemple un compte de TPS/TVH/TVP/TVQ ou un compte du programme des retenues sur la paie.

Si vous êtes un travailleur autonome et n’avez pas constitué votre entreprise en société, vous devez produire chaque année une déclaration de revenus à titre de particulier dans laquelle sont inclus vos revenus d’entreprise ou de profession libérale. Si vous obtenez un NE, il se peut que vous deviez fournir d’autres renseignements, en plus de ceux contenus dans votre déclaration de revenus. Vous trouverez des précisions à ce sujet ici.

2. Dépenses admissibles

En tant que travailleur autonome, l’impôt que vous payez est basé sur vos revenus nets, et non sur vos revenus bruts. Si vous savez quelles dépenses peuvent être déduites de votre revenu brut, vous pourrez adapter votre planification fiscale en conséquence. Il est aussi important de comprendre quelles dépenses ne sont pas déductibles de votre revenu, par exemple les dépenses liées à votre usage personnel. Vous devriez lire le formulaire T2125 et vous familiariser avec la liste des dépenses admissibles qu’il contient. En sachant quelles dépenses sont déductibles, il vous sera plus facile de conserver les reçus nécessaires.

3. Tenue de registres et relevés bancaires

La mise en place d’un système ordonné pour classer vos factures, vos comptes à payer, vos reçus, vos relevés bancaires et vos documents officiels vous épargnera bien des soucis au moment de produire votre déclaration de revenus. Selon les lignes directrices émises par l’ARC, vous devez conserver pendant au moins six ans des dossiers suffisamment complets pour déterminer l’impôt à payer. Vous trouverez de plus amples renseignements sur la tenue de registres sur le site Web de l’ARC.

Il sera plus facile de faire votre comptabilité si vous utilisez un compte bancaire et une carte de crédit différents pour gérer vos finances personnelles et vos finances professionnelles. Vous pourrez ainsi faire le suivi de vos revenus et de vos dépenses d’entreprise tout au long de l’année, ce qui vous aidera à estimer le montant d’impôt que vous devrez payer à la fin de l’année et à prévoir les fonds nécessaires.

4. Acomptes provisionnels et impôt à payer à la fin de l’année

Si vous êtes un travailleur autonome, vous devez produire votre déclaration de revenus au plus tard le 15 juin de chaque année, mais s’il vous reste de l’impôt à payer, vous devez le faire au plus tard le 30 avril. Vous pouvez payer l’impôt par acomptes provisionnels tout au long de l’année, ou à la fin de l’année au moment de produire votre déclaration de revenus annuelle.

Si vous devez payer plus de 3 000 $ en impôt pendant une année donnée et pendant l’une des deux années précédentes, vous êtes tenu de verser des acomptes provisionnels. Étant un travailleur autonome, vous ne pouvez pas compter sur les retenues salariales faites par les employeurs à chaque paie. C’est donc à vous qu’incombe la responsabilité d’économiser les sommes nécessaires pendant l’année.

Si vos revenus et vos dépenses ont peu changé par rapport aux années passées, le montant de l’impôt que vous avez payé les années précédentes devrait être une bonne indication de ce que vous devrez payer cette année. En incluant l’impôt à payer dans votre planification budgétaire, vous disposerez des fonds nécessaires le moment venu.

5. Soutien professionnel

En tant que travailleur autonome ou propriétaire de petite entreprise, le respect de vos obligations fiscales nécessite un temps précieux que vous pourriez consacrer à vos activités professionnelles. Un spécialiste en fiscalité pourrait vous faciliter la tâche et vous conseiller sur toutes les facettes de vos obligations fiscales personnelles ou professionnelles pendant toute l’année. Vous serez ainsi certain d’avoir fait le nécessaire et de n’avoir rien oublié d’important.

Matthew Sears, Conseillers T.E.

 

Cet article fut publié dans le bulletin Stratégies de Conseillers T.E., édition de novembre 2016. Cliquez ici pour consulter le bulletin complet en format PDF.

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